Tuesday, April 24, 2012

Messe des anniversaires de mariage le 22 avril - St. Fidelis

Cathédrale basilique Notre Dame—Ottawa
Le 3ieme dimanche de Pâques (« B »)
Jubilaires de mariage, le 22 avril 2012





« Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous alors qu'il nous parlait en chemin? »
[Textes : Actes des Apôtres 3, 13-15.17-19; Psaume 4; Première lettre de saint Jean 2,1-5a; Luc 24, 35-48]





C’est toujours une grande joie pour moi d’accueillir à la cathédrale les couples jubilaires – ainsi que leurs parents et amis – qui viennent célébrer leurs anniversaires de mariage en ce beau temps pascal.

L’évangile du jour nous parle de la présence du Christ ressuscité. Il relate le retour des disciples d’Emmaüs vers Jérusalem, où ils retrouvent les onze Apôtres et leurs compagnons. Soudainement, nous dit saint Luc, Jésus apparaît au milieu d’eux.

Chers jubilaires vous avez marché une longue route jusqu’à aujourd‘hui… À quelle source avez-vous bien pu puiser pour demeurer dans l’amour, pour persévérer contre vents et marées, pour traverser les épreuves de la vie et vous retrouver à marcher toujours ensemble. Si vous avez choisi de célébrer en Église votre jubilé, c’est sûrement parce que vous avez rencontré quelqu’un qui vous a soutenus et nourris toute votre vie.

Comme je le mentionnais il y a quelques instants, l’évangile de ce dimanche se déroule alors que les disciples d’Emmaüs reviennent à Jérusalem. La page d’évangile des disciples d’Emmaüs a toujours été aimée dans l’Église. Et pour bien des raisons.

Jésus ressuscité qui, au lieu de faire toute chose et d’être en des endroits, semble t-il, beaucoup plus important, prend un humble chemin de terre et de pierre. C’est pourtant lui le ressuscité, c’est lui la vie, la lumière du monde qui s’invite délicatement à faire route avec deux disciples qui ne le reconnaissent pas d’abord, ce Jésus qui s’explique si bien à eux et qui les explique si bien à eux-mêmes, puis se révèle et se donne dans la simplicité eucharistique du pain partagé. Ce Jésus nous touche et nous émeut.










Lorsque j'habitais la région de Toronto il m'arrivait de me rendre au Centre Newman, à l'Université de Toronto. On retrouve à cet endroit une belle icône qui représente la rencontre de Jésus avec deux disciples sur le chemin d'Emmaüs. Cette icône qui a été réalisée par sœur Marie-Paul au monastère des Bénédictines du Mont des Oliviers à Jérusalem, représente deux scènes de cette manifestation du Christ ressuscité : la marche de Jésus avec les deux disciples et leur souper ensemble au coucher du soleil. Au-dessus des images on peut lire les mots suivants : « Notre cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de nous alors qu'il nous parlait en chemin? »

Une des originalités de cette icône est de nous présenter les deux disciples comme formant un couple, le mari Clopas et son épouse. Cette image nous fait voir que dans le mariage, l'état de vie auquel Dieu appelle le plus grand nombre, le cheminement spirituel tient la place principale, et que dans les partages de notre vie intime, comme c'est le cas dans le mariage, le Christ est vraiment présent, même si c'est parfois de façon discrète.

L’Évangile nous dit que Jésus est présent au cœur de toute situation humaine, que le Père cherche à travers tous les aspects de notre vie humaine à former en nous l’image de son Fils. Il existe un code de lecture de notre existence et il se trouve dans les Écritures. Celui qui le communique aux êtres humains, c’est l’Esprit Saint.

Nos jubilaires ont beaucoup reçu de la vie mais ils ont aussi beaucoup donné en retour, à leur famille d’abord, leurs amis et leur entourage. Les dons, les talents et tout l’amour reçus du Seigneur ont portés fruits en abondance dans leur vie. La grandeur de l’Amour nous pousse à donner gratuitement et généreusement.

Chers jubilaires lorsque vous regardez vos vies à la lumière de la parole de Dieu, vous pouvez avoir le cœur en paix et en joie d’avoir laissé l’Amour vous habiter et produire en vous du fruit en abondance. Car c’est du vrai bonheur que produit une vie donnée dans l’Amour.









Que votre exemple nous encourage à suivre ce chemin de l’Amour en notre temps où les médias, la mode et la publicité nous invitent sur d’autres chemins remplis de faux bonheurs…

Comme les disciples d’Emmaüs vous avez découvert que les chemins proposés par Dieu sont vrais, gratuits et libérateurs. Ils nourrissent le cœur et l’âme.

Dans le passage d’évangile de ce jour, nous voyons bien comment l’action de Jésus transforme le cœur des disciples… Cette transformation, bien entendu, est l’œuvre du Christ mais cette conversion nécessite aussi notre participation. Sinon, pourquoi en appeler à la conversion : « Convertissez-vous donc », proclament les apôtres (Ac 3,19). La conversion de nos cœurs se fait donc dans une collaboration entre le Christ et chacun de nous.

Jésus confie aux disciples qu’ils sont ses témoins (Lc 24,48; Ac 3,15). Lourde responsabilité qui peut rebuter plusieurs d’entre nous. Mais notons que Jésus ne s’exprime pas à l’impératif : « Soyez mes témoins! » Non. Il affirme simplement que les disciples sont ses témoins, ce qui constitue en quelque sorte non pas une demande, mais bien plutôt une promesse que notre conversion suffit, qu’elle nous rend aptes à témoigner de ce que le Ressuscité a fait et continue de faire dans chacune de nos vies.

Comme Jésus l’a souhaité à ses disciples et le souhaite pour nous aujourd’hui : Que la paix soit avec nous afin que nous devenions dans nos vies et par nos vies, un témoignage vivant de l’œuvre du Ressuscité. Acceptons que cette œuvre en nous ne se réalise pas une fois pour toutes, mais qu’elle se renouvelle de jour en jour, de semaine en semaine et d’année en année. Il me semble que c’est bien l’expérience de chacun d’entre nous et plus particulièrement de celle des jubilaires d’aujourd’hui.

En implorant le Ressuscité, auquel nous allons sacramentellement communier, demandons lui de veiller lui-même à la transformation de notre cœur et de tout notre être. Chaque eucharistie est une rencontre du Seigneur, et de dimanche en dimanche nous avons à revenir à lui, à recevoir de lui l’intelligence des Écritures et à le reconnaître à la fraction du pain. C’est ainsi que nous devenons ses témoins.











Merci d’être là chers jubilaires en ce jour. Puisse le Seigneur vous accompagner chaque jour de votre vie, vous combler de ses bienfaits et vous donner d’être ses témoins.


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OPTIONAL MEMORIAL (APRIL 24):

ST. FIDELIS OF SIGMARINGEN, MARTYR



O God, who were pleased to award the palm of martyrdom to Saint Fidelis as, burning with love for you, he propagated the faith, grant, we pray, through his intercession, that, grounded in charity, we may merit to know with him the power of the Resurrection of Christ. Who lives and reigns with you in the unity of the Holy Spirit, one God, for ever and ever.

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St. Fidelis of Sigmaringen has been called the "protomartyr of the Capuchin Order and of the Propaganda in Rome." He was born in 1577, became a renowned lawyer. But feeling that this profession endangered the salvation of his soul, he decided to join the Capuchin Order and employ his extraordinary gift of eloquence in urging the faithful to lead holy lives and in bringing heretics back to the true faith.

An ardent admirer of the founder of his Order, he was a great friend of poverty. Severe with himself, he was most considerate towards others, "embracing them like a mother does her children." When the Austrian army was stricken by plague, he cared for the spiritual and bodily needs of the soldiers in such a manner that he was honored with the title, "Father of the Fatherland."

His devotion toward the Mother of God was truly remarkable. Trusting in her intercession and that of other saints, he often begged God for the grace of sacrificing his life in vindication of the Catholic faith. The occasion came when he was appointed to lead the mission for the conversion of Grisons (in Switzerland); heroically he suffered a martyr's death and sanctified with his blood the first-fruits of martyrdom in the Capuchin Order (1622). [Excerpted from Pius Parsch, The Church's Year of Grace]

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