Tuesday, June 14, 2016

ORDINATION PRESBYTERALE : Le frère Didier Caenepeel, O.P.

Fête du Cœur Immaculée de Marie, 4 juin 2016
Couvent Dominicain/Paroisse Saint-Jean Baptiste—Ottawa, ON


LA VIE DOMINICAINE ET LE SACERDOCE
[Textes: 1 Pierre 4, 7-11 [Psaume 115 (116)]; Luc 2, 41-51]

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Cette ordination a lieu le jour où nous faisons mémoire du Cœur Immaculé de Marie, elle qui est au centre de la vie spirituelle du prêtre et des Dominicains. L’évangile que nous venons d’entendre, nous raconte comment Marie et Joseph, les parents de Jésus, ont retrouvé leur enfant dans le Temple de Jérusalem. Ce passage des Écritures nous fait voir comment Marie fut (et demeure) à la fois une mère engagée et contemplative. Après avoir participé aux recherches, après avoir trouvé son Fils et l’avoir interrogé sur sa conduite, elle se mit à réfléchir à tout ce qui venait d’arriver. Elle méditait dans son cœur tout ce que Dieu accomplissait en son Fils et par lui. 

La réponse de Marie à l’ange venu lui annoncer la naissance prochaine de Jésus – ‘‘Voici la servante du Seigneur ; que tout se fasse selon ta parole’’ – témoigne de son engagement à toujours obéir à la volonté de Dieu. Malgré cela, Marie ne put s’empêcher de se poser des questions,  sur ce que la Providence lui réservait, à elle et à son Fils. Il en est un peu de même pour nous tous qui cherchons à vivre notre vocation de disciples du Christ – et tout particulièrement pour vous qui faites partie de l’Ordre des dominicains. Dans sa première épître, Pierre invite les chrétiens à démontrer par leurs comportements le changement apporté dans leur vie par l’Évangile du Christ : hospitalité, intendance, prière et prédication – des éléments essentiels à la vie communautaire de l’Ordre des frères prêcheurs.

Didier, cet homme, membre de votre famille et votre ami, sera, dans quelques instants, ordonné prêtre. Ce qui est particulier, c’est que le frère Didier n’exercera probablement pas son ministère de prêtre dans le contexte habituel des paroisses ou des communautés de fidèles. Il se mettra au service de l’Église par son engagement dans l’enseignement, la recherche et la pratique de la spiritualité dominicaine.


L’approfondissement des connaissances et la recherche constante de la vérité, lorsqu’accomplis avec humilité et un profond respect pour l’autorité de l’Église, constituent un grand service pour le peuple de Dieu. Saint Dominique collabora très étroitement avec son évêque Diego d’Osma.  Les dominicains se méritèrent le surnom de  Domini canes (les chiens de Dieu), les chercheurs d’erreurs, les gardiens de l’orthodoxie.


Les études sont importantes pour l’Ordre des Prêcheurs parce dès le début saint Dominique dû se confronter à des hérétiques. Les albigeois et les cathares avaient fait fausse route parce qu’ils n’avaient pas une bonne connaissance du véritable enseignement de l’Église. Les études apportent un grand service à l’Église. Enseigner la vérité; devenir pour ainsi dire l’intelligence de l’Église; aider les fidèles à bien comprendre les enseignements de l’Église et le pourquoi des choses, est très important pour la vie de l’Église et le salut du monde. Voilà la route qu’emprunte le Dominicain – le prêtre et le maître – dans son cheminement dans la sainteté. Voilà comment, avec la grâce de Dieu, il peut aider les autres à faire de même.

Le bon prédicateur est celui qui sait présenter la sagesse de l’Église au peuple de Dieu, à tous ces fidèles qui voient dans leurs prêtres des personnes  pouvant les éclairer, les former sur les enseignements de Dieu et de l’Église. Voilà pourquoi la vocation de prêcheur est si importante. Saint Dominique réussit à convertir de nombreux hérétiques et à les convaincre de reprendre leur place au sein de l’Église - dont un bon nombre de femmes qui devinrent par la suite les premières sœurs dominicaines (J’ai appris, il y a quelque temps, que l’Ordre des Prêcheurs a d’abord été fondé grâce au concours de ces religieuses - des femmes cathares qui se sont converties et qui sont revenues à la foi catholique).


Un Dominicain n’étudie pas dans le but de faire partie de la classe des intellectuels; son but est de mieux servir l’Église. Étudier, c’est se rendre capable de confronter les défis que présentent les idéologies du monde contemporains : athéisme, sécularisme, hédonisme…ce que plusieurs appellent la naissance d’un nouveau paganisme ou néo-paganisme. Les dominicains ne doivent pas compromettre (changer ou diluer) les enseignements du Christ. Rappelons-nous quelle était la mission de saint Dominique : la Veritas, chercher et proclamer la Vérité, être au service de la Vérité.

Quel est donc l’objectif de la prédication ? Sans doute le même que celui que poursuivait Jésus lui-même : amener les pécheurs à se convertir, à confesser leurs péchés et à recevoir son corps et son sang …car c’est seulement en communiant et en accueillant le Seigneur présent dans l’Eucharistie que nous pouvons entrer en cette vie éternelle que le Christ a promis à ceux et celles qui suivent son enseignement.


Voilà quelle est la mission des dominicains. Rien de moins. Un dominicain ne renoncerait pas à former une famille – à avoir femme et enfants- n’accepterait pas d’aller vivre en communauté avec d’autres hommes, si ce n’était pour se mettre au service d’un bien qui transcende tout ce qui existe dans cette vie et dans ce monde. Il le fait pour se mettre au service de la Vérité et cette Vérité c’est l’Évangile du Christ, la Bonne Nouvelle que l’Église proclame pour le salut des âmes. Ceci est en lien avec le thème que vous avez choisi pour marquer cette année jubilaire de votre fondation par le pape Honorius III en 1216 ‘Envoyés pour prêcher l’Évangile, pour le salut des âmes’.

La spiritualité dominicaine repose sur un bon nombre d’éléments : la prière, l’étude, la prédication et la vie commune. Prier, cela veut dire se mettre en présence de Dieu; passer du temps seul en méditation, en contemplation; participer à la célébration solennelle et commune de la liturgie. Prier ensemble avec les autres est créateur  d’unité entre les membres de l’Ordre et avec la grande famille de l’Église – ayant le Christ en son centre. La prière personnelle favorise la création de liens personnels avec le Christ, permet d’entrer en relation intime avec Dieu. Voilà en quoi consiste la vie contemplative des  dominicains.


La récitation du Rosaire fait également partie de la spiritualité des dominicains. En effet, ceux-ci ont une dévotion toute filiale pour Marie. Si un prêtre ne prie pas régulièrement, chaque jour, en privé, que pourra-t-il donner en nourriture dans sa prédication ? Seulement des mots vides de sens. Les paroles nourrissantes, l’enseignement véritable, ne peuvent jaillir que de la prière car la prière permet d’entrer en communion avec Dieu, à travers son Fils, la Vierge Marie et tous les saints et saintes.

On ne doit pas simplement ajouter Marie à notre vie de prière. La Mère de Dieu doit faire partie de notre prière quotidienne. Marie est notre Mère. Jésus nous a fait don de sa Mère au moment où il allait mourir sur la croix.

La prière nous amène à vouloir célébrer les sacrements, tout particulièrement les sacrements que le prêtre religieux est appelé à célébrer le plus souvent : l’eucharistie et la réconciliation.

La participation aux sacrements constitue une partie essentielle de la vie des prêtres religieux.


Chers frères, je vous invite à prendre les saints en exemple, surtout les nombreux saints qui ont fait partie de votre Ordre. Si vous êtes attirés par saint Thomas que ce soit davantage par son humilité que par son intelligence. Si vous avez une admiration toute particulière envers saint Dominique, que ce soit d’abord à cause de son amour de l’Église, sa dévotion et son ardeur à célébrer les sacrements, son amour de la Vérité. N’est-il pas le modèle par excellence de la vie dominicaine ?

Et vous, mon fils bien-aimé, qui allez être admis à l’ordre de la prêtrise, vous aurez à remplir, pour la part qui vous revient, la charge sacrée d’enseigner dans le Christ, notre Maître.  Communiquez à tous la parole de Dieu que vous avez vous-mêmes reçue avec joie.  En méditant la loi du Seigneur, croyez ce que vous lirez, enseignez ce que vous croirez, conformez-vous à ce que vous enseignerez.


Que votre enseignement soit une nourriture pour le peuple de Dieu et votre vie, « bonne odeur du Christ », une source de joie pour les fidèles du Christ, enfin que, par la parole et par l’exemple, vous construisiez la demeure qui est l’Église de Dieu.

Vous aurez aussi à remplir, dans le Christ, la charge de sanctification.  Par votre ministère, en effet, s’accomplira le sacrifice spirituel des fidèles, uni au sacrifice du Christ : avec eux et par vos mains, il sera offert sur l’autel de manière non sanglante dans la célébration des mystères. Ayez donc conscience de ce que vous faites; imitez dans votre vie ce que vous accomplissez dans les rites: en célébrant le mystère de la mort et de la résurrection du Seigneur, efforcez-vous de faire mourir en vous tout penchant au mal, et davancer sur le chemin de la vie nouvelle.


Tuesday, June 7, 2016

Messe avec Délégués de la 8e Conférence annuelle de la Fédération canadienne des Sociétés de Médecins catholiques

Notre Dame Cathedral Basilica, Ottawa, ON
Canadian Federation of Catholic Physicians’ Societies 
8th Annual Convention, 5 June 2016
Homily on 10th Sunday Ordinary Time C
[Texts: 1 Kings 17.17-21a, 22-24 (Ps 30); Galatians 1.11-19; Luke 7.11-17]


It is providential that we have these scriptures today as Catholic physicians gather this weekend for important discussions while our government charges rashly forward drafting legislation on euthanasia and assisted suicide.

The First Reading and Gospel depict women who lose their sons to the mystery of death only to receive them back again through God’s saving power. As widows in ancient times, these women were particularly vulnerable without a social safety net to help them. They faced an uncertain future because as widows without their sons they were alone and helpless. The widow and Elijah in the Book of Kings and in the First Reading foreshadow the advent and life changing reality of Jesus Christ. Elijah shows us that God has power of death but Christ proves that God has conquered it.

Like many physicians today, in the Gospel we see that Jesus enters into the dynamic of human suffering and death, bringing a healing and comforting presence to those who confront these realities. Our physicians face a difficult challenge: on the one hand, they have incredible gifts for healing to cure disease and aid recovery to better or full health. On the other hand, they, like all of us are only human beings and cannot accomplish the impossible. Physicians, like everyone else, cannot cure death, despite our wishes and sometimes unrealistic expectations of them. Only God can and does cure death.


Tragically our government is moving forward with legislation that mislabels euthanasia and assisted suicide “medical aid in dying.” This gentle sounding term conjures images of caring physicians ministering to dying patients, easing their suffering and helping their families at a difficult moment of transition from life here on earth to eternity. Our Catholic physicians indeed do provide this ‘medical aid in dying’, especially those whose work is in palliative care.

But in reality, the legislation’s use of ‘medical aid in dying’ is not about improving palliative care or comforting and caring for the terminally ill. In fact this deliberately misleading term means the exact opposite. It is not about comforting the sick but is instead is about turning our physicians into licensed executioners.


On ne doit pas parler de « droit de la personne » lorsque nous faisons allusion à « l’euthanasie et au suicide assisté ». Nous avons un droit à la vie et aux soins médicaux, mais non pas un droit à la mort ou à un droit qui forcerait quelqu’un à nous faire mourir. Voulons-nous contraindre nos médecins et les autres professionnels de la santé à se soumettre à ce prétendu droit tout à fait inhumain qu’est celui de mettre un terme à la vie plutôt que de la soutenir? Voulons-nous forcer les médecins catholiques à renier leur conscience sans quoi ils perdraient leur droit de pratiquer la médecine? C’est exactement là où notre pays se dirige et cela entraînera des conséquences tragiques pour nous tous.

Deux de nos plus grandes peurs sont adressées dans les récits des miracles des textes d’aujourd’hui : la peur de mourir et l’anxiété provoquée par la crainte de mourir seul ou de se retrouver seul advenant la mort de l’un de nos proches. Jésus nous démontre qu’il est le Seigneur de la vie et que nous ne sommes jamais seuls avec Lui dans notre vie.

L’antienne du début de notre célébration est tirée d’une version du psaume 26 : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui pourrais-je craindre? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je? » 
Le Seigneur est présent dans notre vie et nous pouvons compter sur nos sœurs et frères en Jésus-Christ afin qu’ils soient pour nous une présence aimante et compatissante, alors que nous confronterons ce moment où nous retournerons à la maison du Père. Nous n’avons pas à craindre la mort. Pour nous, comme nous le disons dans nos rites funéraires, « la vie n’est pas détruite, elle est transformée. »


Nous pouvons craindre la mort physique, mais, comme chrétiens, nous devons être conscients d’un autre danger – la mort spirituelle. Il ne nous vient pas souvent à l’idée que nous aurions besoin de guérison spirituelle. Toutefois, il peut nous arriver, aussi, de connaître des faiblesses ou la maladie dans cette sphère de notre vie. Aux yeux des autres, une maladie spirituelle n’est pas aussi apparente qu’un mal physique. Nous devons toutefois admettre que cette maladie spirituelle nous cause tout autant de souffrance alors que nous vivons un conflit intérieur lorsque, malgré notre connaissance de ce qui est bien, nous faisons le mal. Nous avons besoin de l’aide de Dieu afin que, dans cette lutte, nous choisissions le bien et rejetions le mal. Comme disciple de Jésus-Christ, nous devons faire beaucoup plus que suivre le courant et éviter de faire des vagues.

 Part of the challenge in being a modern day disciple is that we live in a secular world that thinks if something is legal then it is moral which is not always true. Euthanasia and assisted suicide will soon be legal but they are not morally right. The answer to suffering isn't to cause death.

In the Prayer After Communion we ask from God that the experience of the healing miracle of the Eucharist may produce a tangible effect in our life: "May your healing work, O Lord, free us, we pray, from doing evil and lead us to what is right."

Martin Luther King Jr once remarked: "Cowardice asks the question, 'Is it safe?' Expediency asks the question, 'Is it politic?' Vanity asks the question, 'Is it popular?' But, conscience asks the question, 'Is it right?' And there comes a time when one must take a position that is neither safe, nor politic, nor popular but one must take it because one's conscience tells one that it is right."

Catholic physicians are a gift to our community.  They witness to the Gospel through how they provide compassionate, competent care in a way that is congruent with our faith and values. We need to thank them for their service and support them in the struggle to be agents of healing, people of faith who accompany us in our final days and hours as we prepare to meet our Maker. If they cannot live their faith in their avocation as healers, if they are forced to be agents of death, not life, we all face the danger of moral death as our freedom of conscience is discarded as meaningless.

In the Gospel, Jesus comforts the widow of Nain: “do not weep.” Today, as Catholic Christians, we with psalmist recognize Christ’s victory over death “I will extol you Lord, you have raised me up.” Let us not be afraid to be advocates for the dying and supporters of our physicians.

Monday, June 6, 2016

THE ORDINATION OF CANADA’S NEW MILITARY ORDINARY


CATHEDRAL BASILICA OF NOTRE-DAME, OTTAWA, ON
The Episcopal Ordination of 
Most Reverend Scott McCaig, CC
Feast of the Visitation 
of the Blessed Virgin Mary—May 31, 2016
[Texts: Zephaniah 3.14–18 (Isaiah 12); Ephesians 6.10–20; Luke 1.39–56]

Chers frères et sœurs dans le Seigneur, my dear brothers and sisters in Christ:


Yesterday, the United States observed Memorial Day. Americans remembered military personnel who died for their country’s security. The story of a priest-chaplain who was injured in Mosul, Iraq while accompanying his men befits our gathering this evening.

Lt. Col. Father Timothy Vakoc passed away in June 2009 after being grievously hurt by a roadside bomb in 2004 just after saying Mass. He suffered a traumatic brain injury and lost his left eye. For five years, he lapsed into comas and suffered numerous infections.

Father Tim was known for his ministry of intentional presence to fellow soldiers, and, after the attack, his witness to the value of human life, his prayer, and his ministry to a community who cared for him. Father Tim once wrote, “The safest place for me to be is in the center of God’s will, and if that is in the line of fire, that is where I will be.”

This military chaplain’s heroism reflects the heart of the Gospel. The disciple is willing to lay down his life for his brothers. He lives the mystery of the Cross.


This year marks the 30th anniversary of the promulgation of the Apostolic Constitution Spirituali Militum Curae (“On the Spiritual Care of Soldiers”), which led to the creation of the Military Ordinariate in Canada. This has mandated a full-time bishop to assist chaplains in their mission to military personnel and their families. The bishop stays in touch with the spiritual health of his chaplains. He energizes and encourages them in difficult times.

The Military Ordinary plays a key role in nurturing the vocation of each chaplain. Pope Francis continually reminds us that this vocation must take precedence over a military career. The Padres—as military chaplains are known—must be witnesses to the joy of the Gospel. These men and women build bridges and foster dialogue by embodying divine mercy. The Holy Father challenges us to grasp this truth ever more profoundly in this Jubilee Year of Mercy.


At the time of his nomination, Bishop McCaig favoured today for his episcopal ordination. He was drawn to this feast day of Our Blessed Mother Mary’s Visitation, the last day that crowns the month that the Church devotes to her.

Marian devotion inspires many virtues. The Visitation illustrates Mary’s selflessness. In her womb, Mary brought Jesus, the Saviour of the world, to Elizabeth pregnant with John the Baptist, so that they might taste the joy of meeting their Lord.

Finally, in this gospel passage, the Holy Spirit compels Mary to praise God’s marvels. This is a powerful model for Bishop Scott, who for years before his ordination has prayed this praise of God at Vespers.


Je viens de décrire les idéaux de l’aumônier et de l’Ordinariat militaire. Cependant, quelle vision apporte le nouvel Évêque militaire, Mgr Scott McCaig ? Notons qu’il a été pendant dix ans Modérateur d’une société de vie apostolique de prêtres, les Companions of the Cross.

La seconde lecture (Éphésiens 6, 10-20), proclamée il y a quelques instants et choisie par Mgr McCaig, nous donne de saisir en peu mieux le charisme des Compagnons de la Croix.

Paul, dans son Épître aux Éphésiens, transmet plusieurs exhortations qui font appel non seulement aux habits du soldat de Christ, mais surtout à l’unité d’esprit et de cœur qui lie les disciples de Jésus dans la paix.

Les prêtres qui proclament la Parole de Dieu, comme le font les Compagnons de la Croix, vivent de la grâce de Dieu. Engagés dans la mission, au cœur de l’Église, ils se laissent orienter par le point de repère qu’est l’Esprit Saint et par le Christ qu’ils adorent dans le Saint-Sacrement.

De plus, la fidélité des Compagnons de la Croix repose sur cinq autres piliers. Ils doivent, entre autre, se laisser guider par la gloire émanant de Marie, l’ « Épouse de l’Esprit » et brillante étoile de la nouvelle évangélisation. Ils sont aussi inspirés par la sagesse spirituelle des énoncés et des écrits de leur fondateur, le Père Bob Bedard. Il est renommé pour cette maxime « Give God Permission », « Accordez la  permission à Dieu ».


Ils exercent leur ministère, fidèles au Magistère de l’Église. Ils s’attachent particulièrement au successeur de Pierre duquel les sages conseils concernant la vie sacerdotale les interpellent. En même temps, les Compagnons conservent un rapport étroit avec les évêques. Les évêques assurent la succession apostolique et établissent la direction et l’orientation dans leur ministère.

Zephaniah’s appeal to “Daughter of Zion” we believe is fulfilled in Mary. Her prayer echoes the prophet’s message of a world of peace, of overturning worldly expectations, and of God’s abundant blessings on the poor and the needy. The “poor” include all the “little ones” who live on the margins of Church and society. God exalts the Native peoples; the urban and rural indigent; prisoners; the mentally ill; the homebound infirm and elderly; and the veterans who suffer from PTSD, some of whom are homeless.

Bishop Scott chose Juxta crucem cum Maria (“Near the Cross with Mary”) as his episcopal motto. He notes that Mary’s Magnificat includes the paradox of the Cross. The Cross is the means to the fullness of life and joy with God. Blessed Mother Teresa exhorted us to stand with Our Lady near the Cross. Our new bishop trusts that Mary will give her children “her spirit of loving trust, total surrender, and cheerfulness.”


So, dear brothers and sisters, with these thoughts in mind, let us consider carefully the nature of the rank in the Church to which our brother Scott McCaig is about to be raised.

Our Lord Jesus Christ, who was sent by the Father to redeem the human race, in turn sent twelve Apostles into the world. They were filled with the power of the Holy Spirit, to preach the Gospel, and to sanctify and govern all the peoples gathered into one flock. Moreover, that this office might remain to the end of time, the Apostles chose helpers for themselves.

Through the laying on of hands, by which the fullness of the sacrament of Holy Orders is conferred, they handed on to their successors the gift of the Holy Spirit, which they had received from Christ. In that way, the tradition handed down from the beginning through the unbroken succession of Bishops is preserved from generation to generation, and the work of the Saviour continues and grows even to our own times.


In the Bishop surrounded by his Priests, our Lord Jesus Christ himself, having become High Priest forever, is present among you. For, through the ministry of the Bishop, Christ himself never fails to proclaim the Gospel and to administer the sacraments of faith to those who believe.


Through the Bishop's exercise of his duty as father, Christ himself adds new members to his Body. Through the Bishop's wisdom and prudence, it is Christ who leads you in your earthly pilgrimage toward eternal happiness.
Gladly and gratefully, therefore, welcome our brother whom we, the Bishops, now admit into our college by the laying on of hands. Revere him as a minister of Christ and a steward of the mysteries of God. He has been entrusted with the task of bearing witness to the truth of the Gospel, and with the ministry of the Spirit and of justice. Remember the words Christ spoke to the Apostles: “Whoever listens to you listens to me, and whoever rejects you rejects me, and whoever rejects me rejects the one who sent me”.

And now, dear brother Scott, who have been chosen by the Lord, consider that you are chosen from among men and appointed on their behalf for those things that pertain to God. The title of Bishop is one of service, not of honour, and therefore a Bishop should strive to benefit others rather than lord it over them. Such is the precept of the Master: the greater should behave as the least and the ruler as the servant. 


As has been your custom on mission trips, brother Scott, preach the word in season and out of season; reprove with all patience and sound teaching. As you pray and offer sacrifice for the people committed to your care, devote yourself wholeheartedly to seeking every kind of grace for them from the fullness of Christ's holiness.

In the Church entrusted to you, be a faithful steward, moderator, and guardian of the mysteries of Christ. Since you are chosen by the Father to rule over his family, be mindful always of the Good Shepherd, who knows his sheep and is known by them, and who did not hesitate to lay down his life for them.


Exhort the faithful to work with you in your apostolic labour; do not refuse to listen willingly to them. Never relax your concern for those not yet gathered into the one fold of Christ; they too are entrusted to you in the Lord. Never forget that you are joined to the College of Bishops in the Catholic Church made one by the bond of charity and therefore you should have a constant concern for all the Churches and gladly come to the support of Churches in need.

And so, keep watch over the whole flock, in which the Holy Spirit appoints you to govern the Church of God: in the name of the Father, whose image you represent in the Church; and in the name of his Son, Jesus Christ, whose office of Teacher, Priest, and Shepherd you will discharge; and in the name of the Holy Spirit, who gives life to the Church of Christ and by his power strengthens us in our weakness.


Wednesday, June 1, 2016

Father Joseph P Nguyen Named Sixth Bishop of Kamloops, B.C.


Today in Rome, it was announced that His Holiness Pope Francis has appointed Father Joseph P. Nguyen, currently Vicar General of the Archdiocese of Vancouver as Bishop of Kamloops

He succeeds Bishop David Monroe, who has been bishop of Kamloops since 2002.


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Aujourd’hui, on annonce à Rome que Sa Sainteté le pape François a nommé l’abbé Joseph P. Nguyen, comme évêque de Kamloops;  il est présentement Vicaire général de l’Archidiocèse de Vancouver.

Félicitations, Excellence!

Saturday, May 7, 2016

Bishop John Pazak, C.Ss.R. Is Transferred to Phoenix, Arizona


Today in Rome, His Holiness Pope Francis appointed Most Reverend John S. Pazak, C.Ss.R., as Eparchial Bishop of the Holy Mary of Protection Byzantine Eparchy of Phoenix, Arizona, United States of America.

Currently, Bishop Pazak is Eparchial Bishop for Catholic Slovaks of the Byzantine Rite in Canada.

Bishop Pazak was also appointed Apostolic Administrator sede vacante of the Eparchy for the Slovaks of the Byzantine Rite in Canada until a successor is appointed.

Sa Sainteté le pape François a nommé Mgr John Pazak, C.Ss.R., évêque éparchial de l'éparchie byzantine catholique Holy Mary of Protection de Phoenix en Arizona. L'éparchie dessert principalement les catholiques ruthéniens de l'ouest des États-Unis.

Au moment de sa nomination, Mgr Pazak était l'évêque éparchial de l'éparchie pour les slovaques catholiques de rite byzantin au Canada, laquelle a son siège épiscopal dans la région de Toronto. 

Le Saint-Père a également nommé Mgr Pazak administrateur apostolique "sede vacante" de l'éparchie pour les slovaques catholiques de rite byzantin au Canada et ce, pendant que le siège apostolique à Toronto est vacant.
* * * * *

Besides being the tallest bishop in Canada, Bishop Pazak is a strong supporter of the annual Canadian March for Life.  This coming Thursday, May 12 at a 10 AM Mass at St Theresa Parish to be presided by Ottawa Auxiliary Bishop Christian Riesbeck, CC, Bishop Pazak will be the homilist.


Congratulations, Bishop John!

Saturday, April 30, 2016

Messe: Jubilaires de mariage 2016

Basilique-cathédrale Notre Dame d’Ottawa
Cinquième dimanche de Pâques (Année “C”)—le 24 avril 2016

DIEU OUVRE CONSTAMMENT DES PORTES DE FOI ET D’AMOUR
[Textes : Actes 14, 21b-27 [Psaume 145]; Apocalypse 21, 1-5a; Jean 13, 31-33a.34-35]
         

           
           Une expression bien connue dit que Dieu ne ferme jamais une porte sans en ouvrir une autre. J’ignore l’origine de cet adage, mais je sais que son but est de nous donner espoir.

          Cette porte que Dieu ouvre afin d’apporter joie et confiance aux chrétiennes et chrétiens est justement le thème de la liturgie d’aujourd’hui. C’est aussi le thème de la récente Exhortation apostolique du pape François Amoris Laetitia.

          La toute première phrase qui ouvre cette exhortation résume bien ce thème : « La joie de l’amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l’Église. » N’est-ce pas la raison qui nous rassemble aujourd’hui alors que nous célébrons cette messe d’action de grâce pour vos mariages établi, fondé sur le Christ et qui ont duré de cinq à soixante-dix ans ?


          Chers couples, nous sommes ici afin de partager votre joie et votre bonheur non seulement avec votre famille, mais avec la grande famille de cette communauté de foi qu’est l’Église.

          La première lecture tirée des Actes des apôtres nous rapporte la fin de ce premier voyage missionnaire de l’Église d’Antioche (13, 1–14, 28). L’évangéliste Luc résume ce qui fut accompli par le ministère de Paul et de Barnabé durant ce premier voyage d’évangélisation— « tout ce que Dieu avait fait avec eux » — en ces mots, « Dieu avait ouvert aux nations païennes la porte de la foi. » 


          Envoyés en mission par l’Esprit-Saint, Barnabé et Paul allèrent à Chypre, terre natale de Barnabé, puis dans la province d’Asie Mineure. À leur arrivée dans cette région qui, aujourd’hui, est la partie sud-ouest de la Turquie, le rôle de Paul prit plus d’importance. Voilà pourquoi son nom est toujours mentionné avant celui de Barnabé.

          Ils se rendirent dans les villes d’Iconium, de Lystre et de Derbé, convertissant plusieurs personnes à cette croyance que Jésus était le Messie. Les nouveaux croyants provenaient de juifs et de prosélytes, des gentils qui croyaient en Dieu et, qui, quoiqu’ouverts au Judaïsme, n’avaient pas adhéré complètement à celui-ci pour des raisons familiales ou sociales.

          Les juifs et prosélytes qui fréquentaient la synagogue étaient ancrés dans l’étude des Écritures. Ceci pourrait expliquer pourquoi les apôtres arrivaient à trouver aussi rapidement des leaders pour la communauté de foi.


          Les juifs qui habitaient à l’extérieur de la Terre sainte s’attendaient à la venue du Messie. L’Esprit-Saint avait conduit certains de ceux-ci, suite à la prédication de Paul, lui qui avait été un persécuteur de l’Église, à la conviction que Jésus avait été ressuscité des morts et qu’il était bien l’élu de Dieu, celui qui avait été oint. La vie et le ministère de Jésus, remis en question par la crucifixion, étaient affirmés par sa résurrection.

          La souffrance que connaissaient les nouveaux baptisés, à cause de leur foi en Jésus comme Messie était vue comme faisant partie de la volonté de Dieu à leur égard : « Il nous faut passer par bien des épreuves pour entrer dans le royaume de Dieu. » Les couples qui, de temps à autre, ont de la difficulté à demeurer des partenaires aimants et fidèles et qui ont à gérer les aspirations et les besoins de leurs enfants sont probablement d’accord pour dire qu’afin d’éviter de devenir amers, la croix est une partie intégrante de leur croissance dans le Christ.
         

          Que le texte de l’Apocalypse tombe bien aujourd’hui ! On y présente le ciel comme ce banquet de la noce où le Christ, l’Agneau de Dieu ressuscité et triomphant, est le marié et, nous, l’Église, comme son épouse.

          Le livre de l’Apocalypse de Jean, le voyant de Patmos, s’ouvre avec le regard de Jean sur le monde à venir et cette invitation à traverser un seuil céleste, « J’eus ensuite une autre vision et je vis une porte ouverte dans le ciel. » — voilà cette image de la porte qui revient.

          À la fin des temps ou à la fin du monde, quand le plan de salut de Dieu sera pleinement accompli, Dieu résidera en proche intimité avec son peuple. Il n’y aura plus de pleurs, de douleur ou de larmes. Même si la vie sur terre ressemble parfois à une vallée de larmes, au ciel, Dieu essuiera toute larme de nos yeux. Ce sera alors la réalisation de la nouvelle création et Dieu dira : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. »


          Le pape François dans son très beau traité sur l’amour dans la famille et dans le couple affirme ceci : « le Christ Seigneur “vient à la rencontre des époux chrétiens dans le sacrement du mariage” et demeure avec eux. »

          « Le sacrement de mariage n’est pas une convention sociale, un rite vide ni le simple signe extérieur d’un engagement. », dit-il mais plutôt que les époux « représentent réellement, par le signe sacramentel, le rapport du Christ à son Église » et sont un rappel de l’alliance scellée par le sang de Jésus.



          Alors qu’aujourd’hui, certains sont tentés d’aller vers la cohabitation et la maternité/paternité hors du mariage, le pape François leur lance le défi de décider de se marier. Il met beaucoup d’emphase sur les « paroles de consentement » ajoutant que « Ces paroles donnent un sens à la sexualité, et la libèrent de toute ambiguïté. »

          Une décision libre et publique en faveur du mariage contraste grandement avec des décisions privées, parfois discutées à la hâte ou prises à cause de contraintes économiques, en faveur de l’union de fait.

          Le Pape semble dire qu’il faut apprendre de nos grands-parents ou, s’il était ici avec nous aujourd’hui, il nous dirait d’apprendre de tous ces couples qui célèbrent des décennies de vie conjugale : « S’engager avec l’autre de manière exclusive et définitive comporte toujours une part de risque et de pari audacieux. Le refus d’assumer cet engagement est égoïste, intéressé, mesquin, il s’éternise dans la reconnaissance des droits de l’autre et n’en finit pas de le présenter à la société comme digne d’être aimé inconditionnellement. »

         Dans l’évangile d’aujourd’hui, tiré du message de Jésus lors du dernier repas, la veille de sa mort, Jésus révèle tout ce qui est le plus cher à son cœur. Jean dit que Jésus : « avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde » et qu’il les aima « jusqu’à la fin » ou une meilleure traduction serait « complètement ». 

           Finalement, nous voyons bien que l’amour est la porte qui permet de comprendre pleinement le sacrifice que Jésus fait de lui-même et que nous célébrons en cette messe d’action de grâce pour vous chers jubilaires. Que Dieu vous bénisse aujourd’hui et tout au long de votre vie ensemble !


Friday, April 22, 2016

Énoncé de Mgr Prendergast au sujet du projet de loi C-14 sur l'Euthanasie, le Suicide assisté


La décision de la Cour suprême du Canada dans le cas Carter en février 2015 représente un jour sombre dans l’histoire du Canada alors que celle-ci invalidait les dispositions du Code criminel en matière de suicide assisté.

Cette décision ouvrait la porte à la possibilité de voir le Canada se joindre à une petite minorité de pays et d’entités juridiques qui permettent soit la mise à mort directe d’un patient ou une mort indirecte par administration de drogues létales.

Cette décision de la Cour suprême pavait la voie de manière inévitable au projet de loi présenté à Ottawa le 14 avril. Le projet de loi C-14 du gouvernement libéral portant sur l’aide médicale à mourir légalisera à la fois l’euthanasie et le suicide assisté.

Le Parlement doit légiférer avant le 6 juin sinon la décision dans le cas Carter entrera en vigueur laissant un vide juridique en matière d’euthanasie et de suicide assisté semblable à celui qui existe en matière d’avortement. Cette conjoncture placerait les législateurs qui s’opposent au suicide assisté dans une situation difficile.

Toutefois, le projet de loi qui fut présenté à la Chambre des communes jeudi passé aurait pu être évité. Le gouvernement conservateur précédent et l’actuel gouvernement libéral auraient pu invoquer la clause dérogatoire de la Charte et suspendre la décision de la cour pour une période de cinq ans. Les cinq semaines allouées afin de voir le projet de loi C-14 franchir les étapes d’étude et de vote en comité, à la Chambre des communes et au Sénat, sont insuffisantes tenant compte de l’impact de l’euthanasie et du suicide assisté sur nos lois et sur le système de santé.

L’Église catholique a toujours enseigné que la vie doit être respectée de la conception à la mort naturelle. Tuer une personne innocente est toujours moralement mal et les catholiques doivent comprendre que le fait de demander l’euthanasie ou le suicide assisté est tout aussi moralement inacceptable et qu’ils mettent ainsi leur âme en péril.

En optant pour le suicide assisté, ils ne seront pas convenablement disposés à recevoir les derniers rites de l’Église qui incluent la confession, la sainte communion et l’onction des malades.


La participation au suicide assisté ou à l’euthanasie par les professionnels de la santé est elle aussi moralement inacceptable. Ceci inclut le fait de recommander un patient qui en fait la demande à un autre professionnel de la santé. Il est décevant que ce projet de loi ne prévoie pas de dispositions claires afin de protéger le droit à l’objection de conscience de la part de professionnels de la santé et pour les institutions de santé confessionnelles.

Quoique j’apprécie le fait que le projet de loi C-14 n’inclue pas la possibilité d’euthanasie et de suicide assisté pour les mineurs, les personnes qui souffrent de maladies mentales et pour celles qui sont atteintes de démence, pourvu qu’elles aient donné des directives au préalable, rien ne garantit que des remises en cause légales ou des modifications à la loi n’élargiraient pas l’accès aux injections létales ou au cocktail de médicaments à ces personnes vulnérables.

L’expérience nous démontre que, dans les juridictions qui ont légalisé l’euthanasie et le suicide assisté, les critères continuent de s’élargir et que les balises existantes n’ont pas empêché que des personnes vulnérables soient euthanasiées sans leur consentement. Les législateurs, éthiciens et groupes de médecins catholiques peuvent œuvrer afin d’atténuer les effets d’une mauvaise loi en cherchant à réduire au minimum les dommages causés par celle-ci.



En ma qualité d’évêque catholique, je dois rappeler à toute personne de bonne volonté que le fait d’enlever la vie à tout être humain est toujours contraire à la morale et ne devrait pas être permis dans notre système légal ou de santé. S’il l’était, les droits d’objection de conscience de la part de ceux et celles qui ne voudraient pas y prendre part—tant les professionnels de la santé que les patients qui veulent une institution qui ne les tueraient pas—doivent être respectés.

Dans le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés, on peut lire : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». Malheureusement, le projet de loi qui est devant nous, visant à permettre la mise à mort de Canadiens vulnérables, démontre à quel point nous nous sommes éloignés des principes qui font du Canada le merveilleux pays qu’il est.

J’encourage les Canadiennes et Canadiens à revoir l’orientation que prend notre pays en matière d’euthanasie et de suicide assisté et de faire connaître à leurs députés fédéraux et sénateurs leur désir de protéger la vie et de prendre soin des plus vulnérables et non pas de les tuer.

Terrence Prendergast, s.j., 
Archevêque d’Ottawa 
& Administrateur apostolique, Diocèse d’Alexandria-Cornwall