Saturday, October 11, 2014

Consecration of the Church of St François d’Assise in its 125th Year

Dédicace et 125e de la paroisse Saint-François-d ’Assise - Ottawa
Solennité de saint François d’Assise – le 5 octobre 2014


MOT D’ACCUEIL

« Ce jour que fit le Seigneur est un jour de joie »…

Ce verset du psaume 117 est approprié… alors que nous nous rassemblons dans la joie ce matin pour célébrer la dédicace de votre église.
 
J’espère que vous garderez un excellent souvenir de cette célébration et qu’elle vous aidera à vous rappeler que « Vous êtes les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel ».

S’il n’y avait pas ici des personnes consacrées au Seigneur… la célébration de consécration de l’autel et de l’église aujourd’hui n’aurait aucun sens.

Rassemblés en cette église Saint-François-d’Assise, nous voulons par cette eucharistie inaugurer les fêtes du 125e anniversaire de fondation de la paroisse.

J’ai voulu porter pour cette célébration la crosse de Mgr J.T. Duhamel… qui a fondé votre paroisse et accueilli les frères Capucins à Ottawa…


« Annoncer les merveilles de [Dieu] qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière »
[Textes : Ben Sirac le Sage 50, 1. 3-7; Psaume ; 1 Pierre 2,4-9 ; Matthieu 11, 20-30]
La paroisse Saint-François-d’Assise existe depuis 125 ans. Profitons de cet anniversaire pour se rappeler l’ampleur du travail accompli par de nombreuses personnes et la grande générosité, la disponibilité et l’engagement d’une multitude de bénévoles. Soulignons, tout ce qui a été vécu ici, pour tout ce qui s'y vit encore, les œuvres des artisanes et des artisans de la première heure et le labeur et la ténacité de ceux et celles qui ont pris la relève jusqu’à aujourd’hui.
Sans hésitation et avec bon cœur, joignez-vous à moi et rendons grâce au Seigneur.
La paroisse Saint-François-d‘Assise a été fondée en 1890 et l'église dans laquelle nous sommes a été reconstruite en 1913. Le 13 juin 1915, Wilfrid Laurier, Premier ministre du Canada était présent pour sa bénédiction et je le cite : (Le Droit, 13 juin 1915):

“ C’est une tradition dans la vie de Saint-François que Notre Seigneur lui apparut et lui dit: Va réparer ma maison qui est à la veille de tomber en ruines. Frères, vous avez mieux fait que votre fondateur. Vous n’avez pas réparé, mais vous avez construit. Cette église est une des plus belles dans tout le Dominion ; elle fait honneur à l’architecte qui l’a conçue, aux ouvriers qui l’ont exécutée et aux Révérends Pères qui l’ont pensée.”



Après tant d'années, il était temps que cette église soit consacrée. C’est une excellente idée de le faire à l’occasion de ce 125e anniversaire. Je suis heureux de présider cette liturgie de consécration qui est l'une des plus solennelles de l'Église catholique.
En consacrant cette église aujourd’hui, je pense à tous ceux et celles qui, d'une manière ou d'une autre, ont contribué à sa construction et à sa décoration, et qui, au cours des ans, en ont fait un haut lieu de rassemblement, d'animation spirituelle et d'engagement chrétien. J’ai une pensée particulière pour toutes les personnes qui l'ont fréquentée et qui la fréquentent encore.
Je pense bien sûr au Frères Capucins…


Le jour de la fête de la Confédération, le 1er  juillet 1890, deux Pères Capucins français se présentèrent à mon prédécesseur Mgr Duhamel. Ils étaient venus au Canada dans le but de fonder un couvent qui accueillerait les jeunes religieux français. Mgr Duhamel  accepta, à condition, que les Pères fondent une paroisse dans le diocèse. Merci à mon prédécesseur qui a eu l’audace de faire une telle demande!
Chers Frères Capucins, merci… merci pour ce que vous avez accompli à Ottawa et au Canada. Merci d’être toujours là pour cette communauté de Saint-François et pour tous ceux et celles qui, encore aujourd’hui, bénéficient de votre engagement en Église et dans le monde…
Je tiens aussi à saluer l’importante contribution des Sœurs de la Charité d’Ottawa, des Frères du Sacré-Cœur et des  Sœurs de Sainte-Marie-de Namur. Les Sœurs de Sainte-Marie sont toujours présentes et actives ici dans la paroisse.
Grâce à tant de générosité, de dévouement, d’une foule de petits travaux souvent accomplis dans l'ombre, et le plus souvent bénévolement, cette paroisse demeure vivante. Toute notre gratitude aux ouvriers d'autrefois et à ceux d'aujourd'hui.
Grâce à vous, l'Évangile a été annoncé ici et l’est toujours; les sacrements ont été célébrés ici et ils le sont encore; la pratique de la vie chrétienne a été stimulée ici et elle se poursuit…



En consacrant votre église aujourd’hui, nous rendons hommage non pas, à de vieilles pierres aussi honorables et ancestrales soient-elles, nous célébrons plutôt la vie et la foi d’un peuple en marche qui, dans toutes les églises du monde, se rassemble et construit l’Église dans et pour le monde d’aujourd’hui. Quand une église est construite, lorsqu'une paroisse est fondée, c'est pour annoncer Jésus Christ et pour transmettre sa vie à ceux et celles qui croient en lui et, j’ajouterais même…à ceux et celles qui ne croient pas encore en lui.



L’an dernier, lors de sa visite à Assise, le pape François disait dans son homélie: « Quel témoignage François nous donne-t-il aujourd’hui ? Que nous dit-il, non par ses paroles – cela est facile – mais par sa vie ?
« La première chose qu’il nous dit, la réalité fondamentale qu’il nous donne en témoignage est ceci : être chrétien c’est une relation vitale avec la Personne de Jésus, c’est se revêtir de Lui, c’est s’assimiler à Lui.
Dans l’Évangile nous avons écouté ces paroles : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos » (Mt 11, 28-29).
Et le Pape de continuer : « C’est la deuxième chose que François nous donne en témoignage : celui qui suit le Christ reçoit la véritable paix, celle que Lui seul, et non pas le monde, peut nous donner. »



Frères et sœurs, Notre thème en cette année pastorale est : «Nous sommes de la famille de Dieu : l’Amour est notre mission. «Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère…» (Marc 3,35)   Ce thème est en lien avec celui du Synode des évêques qui débute aujourd’hui et qui se prolongera à l’automne 2015, et qui porte sur: « Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation».
Nous, vous toutes et tous… avons une mission particulière de faire voir que la foi en Jésus est une source puissante d'unité et de fraternité. Que Dieu nous donne d'y parvenir. Qu'il nous encourage à être tous et toutes « des pierres  vivantes », des hommes et des femmes, des chrétiens et des chrétiennes si étroitement unis entre eux qu'ils donnent à ceux et celles qui les entourent le goût de se joindre à eux. Je crois que la meilleure disposition « d'annoncer les merveilles de [Dieu] qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière », c'est de vivre à la suite du Christ et selon son enseignement.
C'est de vivre évangéliquement, c'est-à-dire dans l'amour, dans la joie, dans le partage, dans la solidarité et dans l'entraide. La meilleure façon de proclamer l'Évangile de Jésus, qui est lumière et vie pour notre monde, c'est d’œuvrer avec courage et avec constance, ici même à Ottawa, à la construction d'une société toujours plus juste, plus humaine et plus fraternelle.



Que Dieu nous en donne le courage et l'audace. Qu'il nous garde dans sa paix et dans sa joie.

Photos: Xavier Vergé 

Sunday, September 14, 2014

Paroisse St. Jacques, Embrun, ON Messe & Onction d’un nouvel Autel




La Croix glorieuse – le 14 septembre 2014
LE SERPENT DE BRONZE DE MOÏSE 
[Nombres 21, 4-9 [Psaume 77 (78)]; Philippiens 2, 6-11; Jean 3, 13-17]

Origène, que plusieurs considèrent comme ayant été le père de l’exégèse biblique, disait que si, à première vue, le livre des Nombres paraissait moins propre à nourrir la vie spirituelle, il n’en était pas véritablement ainsi, et, dans une série d’homélies, il ne cessa de démontrer que, sous la lettre du texte, se trouvait un sens plus profond.

Le quatrième livre de l’Ancien Testament tire son nom des nombreuses données chiffrées qu’il contient dont celles des deux recensements du peuple d’Israël que l’on retrouve aux chapitres 1 et 26. Son titre hébreu ‘Au Désert’ décrit probablement mieux ce dont il est question: en effet, toute l’histoire qui  est racontée dans le livre des Nombres se passe entre la sortie d’Égypte et l’entrée dans la terre promise–c’est une période difficile, c’est le temps de l’exode. De nos jours, plusieurs communautés religieuses ont l’impression de vivre un temps semblable!

Après la mort d’Aaron, les Israélites contournèrent Édom et Moab afin d’éviter un conflit avec ces deux royaumes. Mais voilà qu’après avoir critiqué Moïse et Aaron, le peuple se mit à récriminer contre Dieu et Moïse : ‘il n’y a ni pain ni eau. Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable !’ (de cette manne monotone).

La réponse de Dieu devant la rébellion du peuple d’Israël témoigne de sa miséricorde envers le pécheur. Dieu ne ferme pas les yeux au péché;  il est toujours prêt à pardonner. Il offre sa guérison et son salut à tous ceux et celles qui veulent bien les accueillir. Chaque Israélite devait admettre son péché et reconnaître qu’il avait besoin d’être sauvé.
Dans la première lecture que nous venons d’entendre, il nous est rapporté que ‘Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d’un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie !’ Cette pratique s’apparente à ce que les anthropologues appellent la ‘magie par similitude’ ou ‘la magie sympathique’ qui existait dans les cultures anciennes; il s’agissait d’une croyance en une influence mystique qui pouvait exister entre choses de nature semblable. Ainsi une personne qui souffrait d’un poison pensait pouvoir être guérie en fixant son regard sur une image de la plante ou de l’animal qui lui avait causé son mal.

Dans l’ancien Moyen-Orient, le serpent avait un double symbole : il pouvait représenter à la fois le mal et le désordre qui règne au schéol, et également  la fertilité, la guérison et la vie. Ainsi, les personnes qui refusaient de regarder le serpent de bronze mourraient, tandis que les personnes qui acceptaient de se tourner vers ce moyen que Dieu avait mis à leur disposition pour les sauver, étaient guéries et avaient la vie sauve. Il en fut de même pour la génération des Israélites qui se révoltèrent contre Dieu et qui périrent, tandis que les autres purent entrer dans la terre promise.

L’Évangile de Jean diffère quelque peu des évangiles synoptiques en ce que, à trois reprises, il nous annonce la passion du Christ en ces termes : Le Fils de l’homme doit être élevé (3, 14; 8, 28; 12, 32-34). Il voulait signifier par-là que le Christ sera à la fois élevé sur la Croix et dans la gloire. Pour Jean ces deux événements vont main dans la main; ce sont deux moments d’une même réalité.

Reprenant le texte de l’Ancien Testament ‘ De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert’, Jean nous fait comprendre que Jésus a accepté de monter sur la Croix par obéissance à la volonté de son Père, afin de donner la vie éternelle à tous ceux et celles qui croiraient en Lui : ‘’Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique…’’.

Et Jésus de préciser encore davantage : ‘’Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé’’.

Tout comme le serpent élevé sur le mât, la crucifixion du Fils de l’homme représente à la fois le mal que peut provoquer nos péchés et la bonté infinie de Dieu qui accueille avec miséricorde tous ceux et celles qui s’approchent de Lui et qui croient en Lui. Voilà que Dieu triomphe sur le mal et le péché, voilà quelle est la victoire de la Croix.

Nous avons entendu ces passages des Écritures alors que nous sommes à consacrer ce nouvel autel qui représente le Christ, qui représente Celui qui est au cœur de notre vie de foi. Voilà pourquoi les prêtres et les diacres embrassent l’autel au début et à la fin de la messe. En posant ce geste, nous prions le Seigneur de combler de toutes ses grâces tous ceux et celles qui participent à cette célébration eucharistique, à ce mémorial, à ce mystère pascal, et qui, chaque dimanche et parfois plusieurs fois en semaine, peuvent ainsi joindre leur vie au  Christ qui s’est offert en sacrifice pour nous. 
  
C’est ici que nous venons chercher cette nourriture spirituelle dont nous avons besoin pour notre bonheur et pour la vie éternelle. En nous nourrissant au corps et au sang du Christ, nous participons à sa divinité et nous devenons nous-mêmes temples du Seigneur. Fort de la grâce de Dieu, nous pouvons aller porter la Bonne Nouvelle au monde qui nous entoure, agir en fils et filles de Dieu, et devenir de véritables disciples-missionnaires comme le pape François nous le demande.

Cette célébration se déroule alors que, dans l’archidiocèse d’Ottawa, nous sommes à entreprendre une nouvelle année pastorale axée sur la famille. En effet, le thème de notre année pastorale 2014-2015 est : Nous sommes de la famille de Dieu : l’Amour est notre Mission.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, ce thème est en lien avec les deux prochains synodes qui porteront sur Les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation. Il y aura une Assemblée Générale Extraordinaire du Synode cet automne, en octobre. Le Canada sera représenté par Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada. Un deuxième synode, plus large celui-là,  suivra en octobre 2015.

La question que nous devons nous poser aujourd’hui est la suivante : nous rendons nous toujours compte que, malgré – et peut-être au cœur même de nos différences – il y a toujours une unité familiale, un esprit de famille à préserver et que cet esprit de famille est celui de la famille de Dieu ? Le thème de la nouvelle année pastorale de l’archidiocèse s’inspire du texte de Marc (3,35) : Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère…, des paroles de Jésus qui donnent un sens tout à fait nouveau à ce qu’est la famille – non seulement pour la culture qui prévalait alors dans le monde méditerranéen du temps de Jésus mais partout ailleurs dans le monde, et pour toujours.


Au cours de cette célébration eucharistique demandons à l’Esprit Saint de nous donner la force et la générosité de vivre comme Jésus nous le demande. Demandons à notre saint patron, saint Jacques, le premier à donner sa vie pour le Seigneur,  d’intercéder pour nous tous et de nous aider dans notre mission. Demandons à Marie – celle que nous reconnaissons comme étant femme de l’Eucharistie d’intercéder pour nous. Marie a été comblée de l’Esprit. Elle peut nous servir de modèle alors que nous cherchons  à vivre en bons disciples du Christ dans notre milieu et en notre temps. 

Monday, September 8, 2014

Prise de parole en faveur des chrétiens du Moyen-Orient [au rassemblement re Irak]


Parliament Hill Presentation in Support of the Christians of the Middle East Threatened by ISIS
6 September 2014

Nous nous sommes réunis ici cet après-midi pour exprimer notre solidarité avec les chrétiens du Moyen-Orient, tout particulièrement avec nos frères et sœurs qui en Irak et en Syrie ont à endurer les horreurs de la guerre et des privations de toutes sortes : la mort, le manque de logements, de nourriture, de leur gagne-pain. Ils ont perdu leur place dans la société, dans leur pays  où ils avaient pourtant vécu en paix avec leurs voisins depuis nombre d’années, depuis près de deux mille ans.




Notre préoccupation avec le sort des chrétiens – les chaldéens, les syriaques et ceux des autres traditions orientales – nous amène à exprimer notre solidarité avec les personnes de toutes minorités qui ont également à souffrir à cause de toutes sortes d’atrocités : des Yazidis, des musulmans, des juifs, des kurdes.

Tous membres de tous ces groupes ont à composer avec le meurtre, le viol, le vol, l’exil, et ont à endurer combien d’autres difficultés qui portent atteinte à leur dignité d’êtres humains créés  à l’image et à la ressemblance de Dieu.


Nous sommes de simples citoyens qui désirons exprimer leur désarroi devant l’impuissance des gouvernants et des institutions internationales à régler ces conflits, à mater la violence de ceux qui, comme le ISIS, cherchent à semer la pagaille parmi des populations qui ont vécu ensemble depuis des générations et qui ont développé des cultures qui renferment parmi les plus grands trésors de l’humanité.

I have three things to tell you. 

First, thank you. Thank you for your time and courage to express your outrage at the heinous persecutions of the peoples of the Middle East by ISIS. 

Second, you have the power to help change this situation. 

Third, you are not alone. People across Canada and around the world will not tolerate this injustice.

We are here to express solidarity with the Christians of the Middle East, especially in Iraq and Syria. They are victims of every manner of horror: death, torture, and deprivation of homes and businesses. They have been forced from their rightful place in a society where they have lived in peace with their neighbours for close to two thousand years.



We also express our solidarity with other religious and ethnic minorities who suffer: Yazidis, Muslims, Jews, and Kurds. They have been killed, raped, robbed, displaced, and otherwise abused in ways that trample on their human dignity. Human dignity comes from our creation in the image and likeness of God.



We are dismayed that governments in Iraq and Syria are unable to overcome the hatred and violence that ISIS has unleashed on men, women, and children.

Please pray that those responsible for this brutality come to their senses, cease their atrocities, and repent of this evil. Their actions carry the signature evil incarnate: “The thief comes only to steal and kill and destroy.” (John 10.10) 

If ISIS was under any illusion that they were serving God, they must realize now that they are in fact serving God’s enemy.



A few days ago, the Prince of Wales donated to the charity Aid to the Church in Need. They provide relief to Iraqi Christians who, he said, are suffering from “diabolic evil” under ISIS.

In a letter to Chaldean Patriarch Louis Sako, Prince Charles wrote, “You can have no idea how heartbroken I am to hear of the truly unbearable and barbaric persecution suffered not only by Christians in Iraq but also by some of their neighbours of other faiths,” he said. The letter continued: “I…offer…my special prayers and profound sympathy to all members of the Chaldean Catholic Church in Iraq.”


You—all of you—are able to help stop this disaster. It is your duty to act. Raise your voice to say No to barbarism.

Make it clear to the government of Canada that you want more available spaces for Iraqi Christians to find refuge here. Tell your MPs to remove bureaucratic barriers to persecuted Iraqi Christians being received in Ottawa and across Canada.

The Assyrian Christian minority in Iraq belongs to the aboriginal population of that country. The “ethnic cleansing” of these, the founding people of Iraq, should be a world-wide concern. The international community must create safe havens for the Christians, Yazidis, Mandaeans, and others in the plain of Nineveh.

Pope Francis has expressed his closeness to those suffering and sent a personal envoy to monitor the treatment of Christians and other minorities at the hands of ISIS militants. “Dearest brothers and sisters so persecuted,” the pope said, “I know how much you suffer, I know that you are deprived of everything. I am with you in your faith in Him who conquered evil!”


Gatineau archbishop Paul-André Durocher, president of the Canadian Conference of Catholic Bishops, has called for easier refugee sponsorship, more diplomatic efforts on behalf of Iraqi minorities by Canada, and safeguarding freedom of conscience and religion.



He has also asked Catholics in Canada to donate to:

·       The Canadian Catholic Organization for Development and Peace—to which the Government of Canada recently committed a donation of $1 million from the Ministry of Foreign Affairs, Trade and Development Canada to support Iraqi refugees fleeing the violence in Northern Iraq;
·       the Catholic Near East Welfare Association [CNEWA] of Canada whose Director, Mr. Carl Hetu will address us shortly;
·       and Aid to the Church in Need which has given on-the-ground assistance in recent months;
           all of these entities have humanitarian relief efforts in the region.

CNEWA Canada has started emergency campaign to fund Iraqi clergy who are providing water, food, medicine, and pastoral care to Christians fleeing ISIS on foot.


Today, I echo the call of Chaldean Patriarch of Babylon, Louis Raphael Sako, for Iraqis to turn from their current path, which threatens Christian-Muslim coexistence. This path, if not stopped, will lead to a “human, civil and historic catastrophe.”

I stand with you who pray and work for peace. I stand with you who send emergency funds to the victims of persecution. I stand with you who petition our government to act. Keep your voice raised, so that the world will heed your plea for reconciliation, harmony, and peace. This is the true brotherhood at the heart of all authentic religion.


Thursday, August 28, 2014

Father William Nugent was Educator, Military Chaplain


Father William J. Nugent, diocesan priest and former teacher at St. Pius X High School passed away on August 23. He is survived by his beloved sister Anne; loving uncle to John Nugent and to Sharon and her husband Bruce Holmes; special friend to his great-nephew Jordan Holmes. He was predeceased by his siblings Katherine, Jack and Mary.

Fr. Bill Nugent was born in Millbank, New Brunswick on July 26, 1931 to the late William and Christie Nugent. He spent six years with the New Brunswick public school system as the administrator of the new regional school districts in Eastern New Brunswick. He entered St. Paul University Seminary in September 1958, and was ordained a priest for the Diocese of Saint John on June 3, 1962. He exercised parish ministry in Saint John for two years and then taught at the college level for four years.

In 1968, Fr. Nugent came to work in Ottawa. He taught at St. Pius X High School for 21 years. During these years, he spent most summers replacing padres on air force bases across Canada. He was chaplain to the 30th Field Regiment at Dows Lake for several years. He spent the next years temporarily replacing pastors in Ottawa, Kingston and Cornwall when they were absent and summer replacement in Shediac, N.B.

Visitation will take place today, August 28, at Resurrection of Our Lord Parish, 1940 Saunderson Drive, after 10 a.m. The concelebrated Mass of Christian Funeral Thursday will take place at 11 a.m., with interment following in Hope Cemetery.

In memoriam donations to Shepherds of Good Hope, Canadian Cancer Society or a charity of choice are greatly appreciated.

Requiescat in pace.

Thursday, August 7, 2014

Beloved Jesuit Pastor Passes Away


Father Michael O’Donnell, S.J., died on August 5, 2014 in the 77th year of his life and the 56th year of religious life in Pickering, Ontario; he had been a priest for 35 years.

Michael O’Donnell was born on April 6, 1938 in Montreal, Quebec, the son of William John O’Donnell and Grace Georgina Drucker and grew up in St. Augustine’s Parish.

He entered the Society in Guelph in March 1959 and followed the formation as a Jesuit Brother. He spent two years in Milford, Ohio in the Juniorate program for Brothers; following which he served in Guelph as Infirmarian.

In 1970 Michael went to Corpus Christi College in London, England to study Catechetics and a year later to Zambia to teach children. His zeal for pastoral activity enkindled, he received permission to study Theology at Regis College, beginning in 1972 and went on to priestly ordination in 1979.

Pastoral work, and parish work more particularly, became his passion at Choné House and St. Anne’s Parish in Thunder Bay; at Toronto’s Our Lady of Lourdes Parish; in Tullamore, Ireland where he prepared for Final Vows; then at St. Andrew's Parish in Thunder Bay, Canadian Martyrs’ Parish, Halifax, and St. Pius X Parish in St. John’s, Newfoundland. In all these locales Father Michael offered his service in a number of roles, including Jesuit governance: pastor, community consultor, house superior, admonitor and so on.

Michael had Irish charm and was possessed of a terrific sense of humour; he was beloved by Jesuits, family and parishioners alike. People appreciated his fine baritone voice and his musical gifts.

Michael spent the summers of his final few years working at the Shrine of the Canadian Martyrs in Midland and out of La Storta Residence in Pickering during the winter months. His departure was unforeseen and many are still in shock at his sudden death.

The wake will take place in Toronto at Rosar-Morrison Funeral Home on Friday, August 8 from 1-4 PM and at Manresa Retreat House Chapel, Pickering, that evening from 7-9 PM (with a prayer service at 8PM).

The Funeral Mass will be celebrated at the Church of Our Lady of Lourdes, Toronto on Saturday morning, August 9, at 10 o’clock, with burial at the Jesuit Cemetery, Guelph, that afternoon at 12:30.

Rest in Peace.

Monday, July 28, 2014

Prayer for Krakow World Youth Day 2016 - Logo des JMJ de Cracovie



The Krakow World Youth Day Logo explanation and prayer are ready (though the prayer is not available in French). So I am posting the Prayer in English and the interpretation of the Logo in French.

Prayer for World Youth Day 2016 in Krakow

God, merciful Father, in your Son, Jesus Christ, you have revealed your love and poured it out upon us in the Holy Spirit, the Comforter,

We entrust to you today the destiny of the world and of every man and woman”. We entrust to you in a special way young people of every language, people and nation: guide and protect them as they walk the complex paths of the world today and give them the grace to reap abundant fruits from their experience of the Krakow World Youth Day.

Heavenly Father, grant that we may bear witness to your mercy. Teach us how to convey the faith to those in doubt, hope to those who are discouraged, love to those who feel indifferent, forgiveness to those who have done wrong and joy to those who are unhappy.
Allow the spark of merciful love that you have enkindled within us to become a fire that can transform hearts and renew the face of the earth.

Mary, Mother of Mercy, pray for us.
Saint John Paul II, pray for us.

* * * * *
 
Dans la symbolique du logo trois éléments sont conjugués: le lieu,
les principaux protagonistes et le thème de la célébration.

Le logo de la JMJ de Cracovie 2016 illustre le passage de Mattieu 5,7: “Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde”,choisi pour thème de la rencontre.

L’image est composée par les contours géographiques de la Pologne, dans lesquels se trouve la Croix, symbole du Christ qui est l’âme de la Journée Mondiale. Le cercle jaune marque la position de Cracovie sur la carte et c’est aussi le symbole des jeunes. De la Croix sort la flamme de la Divine Miséricorde dont les couleurs rappellent l’image de Jésus, j’ai confiance en Toi. Les couleurs utilisées dans le logo − bleu, rouge et jaune – sont celles du blason officiel de la ville de Cracovie.

Le logo a été créé par Monika Rybczyńska, une jeune femme de 28 ans venant d’Ostrzeszów, une petite ville de Pologne centre occidentale. Monika est designer et éditrice de vidéos, diplômée en communication sociale de l’Université de Varsovie, et a dessiné le logo au Vatican tout de suite après la canonisation de Jean-Paul II, en remerciement pour l’intercession du Saint dans sa vie professionnelle.

Dans la phase finale de perfectionnement du logo, Monika a été aidée par Emilia Pyza, une jeune fille de 26 ans qui vit à Garwolin, à côté de la capitale polonaise, et qui a terminé ses études à l’Académie des Beaux Arts de Varsovie, en se spécialisant en graphique éditoriale.

Pendant la conférence de presse du jeudi 3 juillet a été présentée également la prière officielle pour la JMJ de Cracovie 2016.

La prière est composée de trois parties : dans la première on confie l’humanité, et spécialement les jeunes, à la miséricorde divine ; dans la deuxième partie on demande au Seigneur la grâce d’une âme miséricordieuse ; et dans la troisième partie on invoque l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie et de Saint Jean-Paul II, patron des JMJ.



Saturday, June 21, 2014

For Corpus Christi Pope Francis Reflects on the Gift of the Eucharist


“The Lord, your God … fed you with manna, which you did not know” (Deuteronomy 8.2)


Beyond physical hunger, man bears in himself another hunger, a hunger that cannot be satiated with ordinary food. It is hunger for life, hunger for love, and hunger for eternity. And the sign of the manna – as the whole experience of the Exodus – contained this dimension also in itself: it was the figure of a food that satisfies this profound hunger that man has.

Jesus gives us this food, in fact, He himself is the living bread that gives life to the world (cf. John 6:51). His Body is real food under the species of bread; His Blood is real drink under the species of wine. It is not simple nourishment with which to satiate our bodies, as manna; the Body of Christ is the bread of the end times, capable of giving life, and eternal life, because the essence of this bread is Love.

Communicated in the Eucharist is the Lord’s love for us: such a great love that He nourishes us with himself; a gratuitous love, always at the disposition of every hungry person and needy of regenerating his strength. To live the experience of faith means to let oneself be nourished by the Lord and to build one’s existence not on material goods, but on the reality that does not perish: the gifts of God, His Word and His Body.
Rome, June 2014