Sunday, December 12, 2010

GAUDETE - REJOICING SUNDAY - 125e de la Paroisse Saint-Hugues, Sarsfield

Third Sunday in Advent (Year "A") - December 12, 2010 GAUDETE: REJOICING SUNDAY [Texts: Isaiah 35:1-6a [Psalm 146]; James 5:7-10; Matthew 11:2-11]


The remains of the fortress-palace Machareus sit on a wind-swept promontory 3600 hundred feet above the Dead Sea in modern Jordan. There, according to the Jewish historian Josephus, Herod Antipas imprisoned John the Baptist before beheading him. The gospel writers Matthew and Luke hand on a tradition in which John from prison sent emissaries to Jesus inquiring whether he was indeed the "Coming One" John had foretold.


Juan Fernandez de Navarette, St. John the Baptist in Prison (c. 1565-70)

It has always seemed surprising that John, who had professed his need to be baptized by Jesus (cf. Matthew 3:14), should now be wondering about Jesus. The Church Fathers struggled with this. Some suggested that John was making inquiries for the sake of his disciples. Others thought John did so in order to prompt Jesus to make a public declaration. Still others that John did not question Jesus' identity, only His manner of proclaiming Himself.

There was, in fact, a major contrast between what John foretold about Jesus and Jesus' ministry. Jesus did not fulfil John's hope that He would preach apocalyptic judgment on God's enemies. Instead, Jesus cited the miracles he performed and the fact that "the poor have good news brought to them" as the answer to John's difficulty with what he had heard about Jesus. John received reassurance that he was correct in recognizing Jesus as the Promised One. Still, John had to learn that Jesus' ministry did not bring judgment on the unrighteous, but that Jesus ate with them.

Reflecting today on John the Baptist's inquiry from the darkness of prison, Christians may see an echo of their own struggle with the persistence of evil in a world redeemed by Christ. It remains possible for them to struggle with or "take offence" at Jesus, his Church, and the salvation he offers. In such circumstances it is good to recall that the Bible witnesses to the way belief and unbelief are found in the same person. Struggling with one's faith means seeing it as betimes shy, searching, fragile and, only ultimately, victorious.

We are not informed by the gospels of John the Baptist's response to Jesus' challenge. Still, each disciple of Jesus must be prepared to hear his beatitude, "blessed is anyone who takes no offence at me!" For Jesus went on to praise John before the crowds, asking them what they had gone out to the desert to see during John's ministry. Was it an every day occurrence they sought ("a reed shaken by the wind")? Or someone diametrically opposed to John's ascetical way ("someone dressed in soft robes")?

Was it not, he asked, a prophet they had gone out to see? Yes, Jesus said, beginning an encomium of John. John was the one foretold by Scripture as the precursor of God's end-time intervention ("My messenger ... who will prepare your way before you"). And, Jesus added, of all the people born into the world ("among those born of women") there has been no one "greater than John the Baptist". Then Jesus delivered another paradox, "yet the least in the Kingdom of Heaven is greater than he".

John the Baptist occupied a key role at the turn of the ages, pointing to Jesus the Messiah. From a human point of view, no one greater had ever been born. Yet, in salvation history, greatness does not depend on human merit so much as on God's gift. The Kingdom of Heaven is incomparably greater than anything humans can be or achieve. Some people see Jesus' final assertion as a put-down of John, but this can hardly be the case. If Abraham, Isaac and Jacob have roles to play at the messianic banquet (cf. Matthew 8:11-12), surely John will have a role there too.

The Third Sunday of Advent is always "Rejoicing Sunday" (taken from the Latin Gaudete in the entrance antiphon). The pink vestments permitted take some of the edge off the penitential purple. For the Christmas celebration of the Lord's coming is just around the corner.

James reminds Christians of this ("strengthen your hearts for the coming of the Lord is near").

As well, Isaiah speaks of the joys of the messianic era: healings and even the total transformation of nature ("the desert shall rejoice and blossom").

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125 ANS: ST-HUGUES DE SARSFIELD



125e Paroisse Saint-Hugues, Sarsfield

3e dimanche de l’Avent A—12 décembre 2010
[Textes : Isaïe 35,1-6a.1; Psaume 145 (146); Saint-Jacques 5, 7-10; Matthieu 11, 2-11]

Les anniversaires sont des moments importants dans la vie des paroisses, comme ils en sont dans la vie des individus, des familles, des peuples.

Ils permettent de regarder le passé et de l’apprécier à sa juste valeur. Ils invitent à considérer le présent en discernant ce qu’il recèle de beau et de bon. Ils impliquent aussi un regard vers l’avenir.

Les anniversaires existent pour stimuler le goût de vivre, d’aller de l’avant.

Au cœur des anniversaires des paroisses, il y a toujours une messe, une eucharistie. Le mot eucharistie signifie action de grâce.

L’eucharistie de ce matin qui ouvre les fêtes de votre 125e anniversaire a donc pour but de rendre grâce pour l’histoire de votre paroisse. Pour toute l’histoire : celle d’hier, celle d’aujourd’hui et même celle de demain qui est à construire.

« Le désert et la terre de la soif, qu’ils se réjouissent! Le pays aride, qu’il exulte et fleurisse, qu’il se couvre de fleurs des champs, qu’il exulte et crie de joie! » Ces paroles du prophète Isaïe expriment notre reconnaissance pour tout ce que nous ont légué les fondateurs et tous ceux et celles qui ont poursuivi le travail durant toutes ces années. Il en faut de la générosité et du dévouement, il en faut du travail accompli dans l’ombre et le plus souvent bénévolement, pour garder une paroisse vivante et rayonnante.

Merci, à tous les ouvriers d’autrefois et à ceux et celles d’aujourd’hui. Grâce à eux, grâce à vous, l’Évangile a été annoncé et il l’est encore. Les sacrements ont été célébrés et ils le sont encore. La pratique de la vie chrétienne a été stimulée et elle l’est encore.

Il s’en passe des choses pendant cent vingt-cinq ans. Il s’en est passé des choses dans l’Église et dans la société. Les deux ont beaucoup changé. Le passé des paroisses n’est jamais parfait. Leur présent non plus.

Quant à leur avenir, nous ne savons pas ce qu’il sera. Mais nous rendons grâce pour tout, parce que tout repose entre les mains de Dieu parce que Dieu accompagne la marche des paroisses vers leur avenir comme il a autrefois accompagné la marche de son peuple vers la terre promise.

J’aime bien me rappeler particulièrement lors des anniversaires la Parole de Jésus qui affirme dans la finale de saint Matthieu : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Cette parole est réconfortante. Elle nous assure que nous ne sommes jamais seuls. Le Christ fait route avec nous, quoiqu’il arrive et quoique nous ayons à vivre.

Nous venons d’entendre la Parole de Dieu. Les extraits proclamés en ce jour nous aident à célébrer ce matin et vous soutiendront tout au long de cette année de fête :

« Fortifiez les mains défaillantes, affermissez les genoux qui fléchissent, dites aux gens qui s’affolent : Prenez courage, ne craignez pas. Voici votre Dieu … Il vient lui-même et va nous sauver. »

Plongés dans la mort et la résurrection du Christ dès notre baptême, nous sommes appelés à le laisser venir dans nos vies afin qu’il change progressivement nos cœurs et qu’il influence nos actions.

Habités par l’Esprit qui nous apprend à aimer les autres comme Dieu nous aime, nous laissons progressivement nos attitudes et nos dispositions se transformer. Il s’agit de nous mettre à la suite du Christ : combattre le mal, soigner les corps et les cœurs, lutter pour la justice. En dépit de nos limites, de nos blessures, de nos fermetures, le Christ fait advenir le Royaume dans nos relations et nos actions.

Nous n’arrivons pas à faire le bien que nous voudrions, et nous commettons le mal que nous cherchions à éviter. Voilà pourquoi, en cette période de l’Avent, nous sommes invités à célébrer le sacrement de la Réconciliation, à se confesser humblement, car « Le Seigneur fait justice aux opprimés »

Le Christ nous accueille avec notre misère et nos difficultés et il nous guérit de l’intérieur pour que nous laissions toujours plus transparaître son amour. À même nos blessures, son amour se manifeste, et il crée en nous plus d’ouverture aux autres, un don de soi plus libre et plus gratuit.

La venue du Seigneur se poursuit ainsi, et nous pouvons discerner autour de nous les signes du Royaume, comme Jésus y invite les disciples de Jean dans l’évangile de ce dimanche.

Votre paroisse a cent vingt-cinq ans. Elle n’est plus ce qu’elle était. Elle n’a pas à redevenir à ce qu’elle a été. Regardez en avant. Allez de l’avant. Soyez chaque jour des chrétiens et des chrétiennes dignes de ce nom.

« Voyez le cultivateur : il attend les produits précieux de la terre avec patience, jusqu’à ce qu’il ait fait la première et la dernière récolte. Ayez de la patience vous aussi, et soyez fermes, car la venue du Seigneur est proche. »

Ce passage de la lettre de saint Jacques résonne d’une manière bien particulière pour plusieurs d’entre vous alors qu’on se retrouve ici à Sarsfield dans une paroisse parsemée de terres agricoles. Vous saisissez ainsi plus facilement avec toute la profondeur la comparaison de l’apôtre Jacques.

Faites honneur à Dieu en vivant dans la joie et dans l’espérance. Dieu vous bénira. Il vous fera porter du fruit. Et n’oubliez pas : il compte sur chacun et chacune d’entre vous pour relever les défis du temps présent et construire l’Église d’aujourd’hui et de demain.

À l’occasion du 125e anniversaire de fondation de votre paroisse, je vous souhaite de conserver profondément au fond de vos cœurs la Parole de Dieu de ce dimanche pour vous aider à vivre en présence du Seigneur qui vient sans cesse à notre rencontre.

Traditionnellement, on associe le troisième dimanche de l’Avent à la joie. Notre attente est pleine d’espérance. Le Seigneur est déjà à l’œuvre parmi nous. Aujourd’hui encore, il accomplit des signes de vie nouvelle.

Demeurer fermes dans la foi. Que la joie vous habite. Ne craignez pas de dire autour de vous que vous êtes disciples du Christ. Travaillez ensemble.

Que saint Hugues qui veille sur vous depuis les débuts de votre paroisse continue d’intercéder pour vous et le cœur à la louange, poursuivons notre célébration de l’Eucharistie… Oui, « Viens, Seigneur, et sauve-nous!»

Amen!

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