Tuesday, March 25, 2014

L'Annonciation du Seigneur / The Death of a Jesuit Priest Educator


Cathédrale Notre-Dame d’Ottawa
Annonciation du Seigneur – le 25 mars 2014
[Textes : Isaïe 7, 10-14; Psaume 39 (40); Hébreux 10, 4-10; Luc 1,26-38]

LA JOIE DE L’ÉVANGILE S’IMPRÈGNE
DANS LE CŒUR DE MARIE


En cette fête de l’Annonciation du Seigneur à la Vierge Marie nous prenons une pause du Carême. Alors même que nous nous préparons à célébrer le Mystère pascal, et que nous sommes toujours à poursuivre notre chemin qui mène à la conversion, aujourd’hui, nous prenons le temps de célébrer le mystère de la venue de Dieu dans notre monde, l’incarnation de Jésus, le Verbe fait chair dont nous célébrerons plus solennellement la naissance le jour de Noël, qui viendra dans neuf mois.

Malgré notre tendance à ne voir que le beau côté de la venue de Jésus dans l’histoire de l’humanité, nous sommes forcés de constater que le Seigneur n’est pas venu nous montrer comment nous pouvons échapper aux difficultés de la vie humaine mais plutôt comment nos souffrances – même la mort sur la Croix – peuvent servir au salut de tous. La souffrance et la Croix furent présentes dans la vie de Jésus dès sa conception et sa naissance. Joseph n’a-t-il pas souffert lorsqu’il apprit que Marie était enceinte de l’Esprit Saint, jusqu’à ce que l’Ange lui apprenne toute la vérité au sujet de la naissance de Jésus? Le chemin de la Croix n’était-il pas déjà entamé lorsque Joseph, Marie et l’Enfant Jésus se sont mis en route vers l’Égypte pour échapper à la colère du roi Hérode ?

Mais les événements qui entourèrent la venue de Jésus dans notre monde sont également annonciateurs de revirements et de grandes joies dont le cumul se retrouve certainement dans la grande joie du matin de Pâques. Rappelons-nous la joie que connurent Marie et Joseph lorsque l’Ange révéla à Joseph la vérité sur la conception de Jésus dans le sein de Marie; rappelons-nous la grande joie que connurent les Mages lorsque l’étoile qu’ils suivaient les conduisit à Jésus en qui ils reconnurent le Roi des juifs. Ils lui offrirent en présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Et que dire de la joie que connue la Sainte Famille lorsqu’elle apprit qu’elle pouvait retourner en Israël après la mort d’Hérode et s’établir à Nazareth. Oui, la Sainte Famille connue toutes les tristesses et toutes les joies que peut comporter la vie humaine – le sommet se trouvant certainement dans la passion, la mort et la résurrection de Jésus.

Les premières lignes du passage de l’évangile de Luc que nous venons d’entendre, nous donnent l’impression de voir l’œil de Dieu survoler la Terre et s’arrêter sur le petit village de Nazareth en Galilée, puis enfin sur une jeune fille, une vierge, fiancée à un homme nommé Joseph dont on nous dit simplement qu’il était de la maison de David. Le rythme du texte nous fait comme entrevoir l’Ange qui se rend jusqu’à Marie.

Les paroles que Luc utilise pour décrire cette rencontre du divin et de l’humain par l’entremise de l’ange Gabriel nous rappelle un autre passage de l’Ancien Testament. En effet, les paroles que l’ange adressa à Marie : Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi, nous rappellent celles que l’Ange du Seigneur adressa à Gédéon, le serviteur de Dieu, paroles qui nous sont rapportées dans le Livre des Juges (6, 12).

Marie – comme ce fut également le cas pour plusieurs autres personnes que Dieu a appelé à collaborer avec lui au salut du monde – se sentit d’abord confuse et craintive lorsque l’Ange s’adressa à elle. Elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

Les parents peuvent avoir des sentiments semblables lorsque leur fils leurs annonce qu’il croit que Dieu l’appelle à devenir prêtre ou que leur fille leur annonce qu’elle ressent un appel de Dieu et qu’elle entend mettre sa vie entière au service de Dieu dans la vie consacrée. Les parents et les autres membres de la famille doivent alors prier le Seigneur de les rassurer en leur faisant voir qu’il s’agit bien de l’œuvre de l’Esprit Saint. Marie a été réconfortée par les paroles que l’Ange lui adressa ensuite: Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, et par les paroles qui lui révèlent le projet de Dieu.


Le projet de Dieu, tel que révélé à Marie, et à nous tous par la suite, grâce aux évangiles, fut d’accomplir les promesses faites à David d’une façon tout à fait inimaginable. Le fils de cette humble femme sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père. Ainsi, la promesse faite à David se réalisera non pas au moyen d’un royaume terrestre ou d’une conquête particulière; non, il s’agit plutôt d’un règne d’ordre spirituel, et qui n’aura pas de fin.

La réaction de Marie est semblable à celle qu’eut Zacharie lorsque l’Ange du Seigneur lui annonça la naissance de Jean le Baptiste, en ce que tous deux répondirent d’abord par un questionnement, mais à la différence que si la réponse de Zacharie laissait poindre un certain doute sur le plan de Dieu, celle de Marie témoignait déjà de sa pleine confiance dans le Seigneur. Marie demanda tout simplement comment cela pourra se faire puisqu’elle n’avait pas eu de relations intimes avec aucun homme. L’Ange lui répondit : l’Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Quelles merveilles l’Esprit Saint peut accomplir dans la vie des personnes qui l’accueillent!

En plus de lui annoncer la bonne nouvelle de la naissance de son Fils, l’ange Gabriel annonça également à Marie que sa cousine Élisabeth a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, à l’âge où une femme devient stérile. Encore une preuve que rien n’est impossible à Dieu.

L’Évangile d’aujourd’hui vient confirmer ce qui avait été dit par le prophète Isaïe : Voici, la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’elle appellera Emmanuel, qui veut dire Dieu est avec nous. Réjouissons-nous aujourd’hui de cette Bonne nouvelle!

Que le Seigneur vous bénisse tous et toutes.

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FATHER J. KEVIN McKENNA, S.J.


Father James Kevin McKenna died peacefully on March 22nd 2014 at René Goupil House, Pickering, Ontario. He was in his 93rd year and in the Society of Jesus for 71 years. Kevin was born in Quebec City, on May 4, 1921, the son of Henry W. McKenna (Harry) and Mary Wickham (Polly).

Kevin attended high school at St. Patrick’s in Quebec City, and then three years at Loyola College, Montreal. He entered the Jesuits at Guelph on July 30, 1942 for his novitiate, and followed the usual juniorate and philosophy programs.

Regency—a pastoral assignment—took place at Saint Mary’s University High School in Halifax, Nova Scotia where he taught French, Latin and English and was the assistant prefect of discipline. He would serve in these ways in a number of schools in the years to come. He began the study of theology in Toronto in 1951 and was ordained to the priesthood on June 20, 1954.

Father McKenna did tertianship, his final year of Jesuit spiritual formation, in 1955 at Paray-le-Monial in France and then began his long apostolate of high school education after a year of studies in education at the University of Toronto. In 1962 Father McKenna went to St. John’s, Newfoundland to become prefect of discipline and studies at the newly-established Gonzaga High School. After nine years he went west to Winnipeg to become principal of St. Paul’s High School, and two years later to teach for a year at Brebeuf College School in Toronto. He returned to St. John’s, NL in 1974 to work in directorial posts of the Catholic Education Committee of Newfoundland.

Starting in 1986 Father did pastoral ministry at Memorial University, St. Patrick’s Home and in various parishes on the Avalon Peninsula: Ferryland, Cape Broyle and Outer Cove. He served in St. Patrick’s Parish for 13 years. Increasing difficulty in walking brought about a move to St. Patrick’s Home and then a final moved in January 2010 to the Jesuit Infirmary at Pickering, joining his two cousins, Emmett McKenna and John Wickham in the ministry of prayer (they both pre-deceased him).

Father Kevin was well-appreciated in education and church circles particularly in Newfoundland. Among his Jesuit companions he was respected for his intelligence and pastoral care.

There will be a wake service on Wednesday evening, March 26 in St. Ignatius Chapel of Manresa Retreat House, Pickering, where Father McKenna’s funeral will take place on Thursday, March 27 at 10:30AM. Burial in the Jesuit Cemetery, Guelph, will follow at 2:30PM that afternoon.

R.I.P.

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