Saturday, June 29, 2013

Celebrating Saint John the Baptist's Nativity with the Order of Malta



Mass with Members of the Order of Malta--Notre Dame Cathedral Basilica, Ottawa, Ontario
The Solemnity of the Nativity of St. John the Baptist--Monday, June 24, 2013

“THE LORD CALLED ME BEFORE I WAS BORN”
[Texts: Isaiah 49.1–6 [Psalm 139]; Acts 13.22–26; Luke 1.57–66, 80]



Depuis son élection comme évêque de Rome, le pape François a saisi l'imagination du monde. Il nous a appelés à aimer et à respecter les plus pauvres et les nécessiteux, par son exemple, transmis dans tous les médias du monde entier. Il nous inspire à la charité, nous rappelant que lorsque nous donnons, nous sommes enrichis. De plus, il exprime en images les messages que le pape Benoît exprimait en mots. Souvent, le pape Benoît nous a dit que notre exercice de la charité donne de la crédibilité à l'Évangile que nous proclamons.

La charité est un fruit de l'amour de Dieu.

C'est le contexte dans lequel nous nous réunissons dans notre messe aujourd'hui, pour célébrer un moment spécial dans la vie de l’Ordre souverain militaire hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte, pour lui donner son nom complet. Car c'est maintenant neuf cent ans que le pape Pascal II, dans sa bulle Pie postulatio voluntatis, a reconnu les Chevaliers de Saint-Jean comme un ordre religieux avec la vocation de prendre soin des plus vulnérables dans la société. L'Ordre est l'un des rares établissements capables de commémorer un 900e anniversaire.

Durant le solstice d'hiver-le 25 décembre, nous célébrons la naissance du Christ, le soleil brillant né d'en haut et la vraie lumière du monde. Maintenant, au solstice d'été-le 24 juin, lorsque le cours du soleil commence à décliner, l'Église rappelle la naissance de Saint Jean Baptiste, qui témoigne de la lumière (cf. Jn 1:6-9).

Jean a proclamé : «Il faut qu'il croisse et que je diminue» (Jean 3:30). La liturgie de l'Église a appliqué ce passage à l'emplacement de ces fêtes dans le calendrier solaire.

L’appel prophétique de Jean Baptiste pour servir à la fois Israël et les nations était caché dans les desseins de Dieu. Le Créateur a décrété le destin de Jean avant sa naissance, comme Élisabeth l'a porté dans son sein («j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom»). Le psaume fait l'écho de ce motif («Mes os n'étaient pas cachés pour toi quand j'étais façonné dans le secret»).

Most Israelite names had readily understandable meanings. Parents chose such names, which they could translate into sentences, to describe the aspirations they had for their child and that child’s identity. The name ‘Zechariah’ means ‘The Lord remembers.’ ‘John’ means ‘God has been gracious’.

The angel Gabriel assigned John’s name to him when he told Zechariah that his wife would conceive and bear a son in her old age (Luke 1:13). Though Zechariah became mute and deaf (Luke 1:62) for his momentary unbelief, Elizabeth miraculously spoke the divinely appointed name. She insisted on naming her son John.

The Gospel mentions John’s birth only cursorily to focus rather on the drama of his naming and the end of Zechariah’s speechlessness. When Zechariah wrote, “His name is John,” people were amazed. Zechariah’s tongue was loosed and he praised God, uttering the Benedictus (Luke 1:68–79), which the Church prays at Lauds every morning.


The “Servant Songs” of Isaiah originally referred to an Israelite spiritual leader of the sixth century B.C. It finds resonances in the ministry of Jesus and in the career of John.

The Baptist’s words were like a sharpened arrow, piercing to the heart. As with the “Suffering Servant,” John’s labours must have seemed to him emptiness and frustration (“I have laboured in vain, I have spent my strength for nothing and vanity”). But, God reassured him, promising that “I will give you as light to the nations, that my salvation may reach to the end of the earth.”

In the passage from Acts, Peter described the closing of John’s preaching career as a selfless one. His humility led him to say this about Jesus, “What do you suppose that I am? I am not He. No, but one is coming after me; I am not worthy to untie the thong of the sandals on His feet.”

La passion de Jean pour les choses de Dieu et le règne de la justice nous interpelle encore aujourd'hui. Les membres de l'Ordre et les Canadiens français ont dans le Baptiste un modèle exemplaire et un intercesseur fidèle.

En tant que membres de l'Ordre, par amour pour le Seigneur et son Église, vous avez un merveilleux dévouement à répondre aux besoins de tant de gens et un profond désir de remercier Dieu pour tout ce qu'Il vous a donné. Vous avez été fidèles à votre charisme à travers les siècles. Votre présence et votre dévouement sans faille enrichissent l'Église.


Les francophones ont une affection particulière pour Saint Jean Baptiste depuis le Moyen Âge. Sa fête débarqua en ce continent avec les colons français. Les premières célébrations de cette fête chrétienne en Nouvelle-France auraient eu lieu dès 1606. La francophonie s’était enracinée à travers le Canada et avec elle une dévotion au Saint Jean Baptiste. En 1908, le Pape Pie X fait de Saint Jean Baptiste le patron spécifique des Canadiens français avec ces mots : «Nous avons une grande confiance dans le secours et l’intercession de ce saint que, depuis son origine, le peuple canadien n’a cessé d’honorer d’une piété toute particulière. C’est pourquoi nous voudrions que cela soit pour le plus grand bien, pour le bonheur et la prospérité de l’Église canadienne et de tous les catholiques de ce pays…Nous proclamons Saint Jean Baptiste patron spécial auprès de Dieu des fidèles Franco-canadiens...»

Depuis plus d’un siècle, la fête a servi à exprimer la présence et les aspirations collectives des Canadiens français. N’oublions pas de remettre nos aspirations aux soins de notre patron, le cousin de Jésus. Par son intercession, nous continuerons de recevoir des grâces du Dieu tout-puissant.


Photos: Paul Lauzon

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