Sunday, December 27, 2009

Holy Family Solemnity - Solennité de la Sainte-Famille

Today is the third day of Christmas, the Feast of the Holy Family (for which I wrote the following reflection for the Nouvelle Informateur Catholique [aka, le NIC]), available here in both French and English).

This morning, at St. Theresa's Church, I will ordain Jeff Nelson as a Permanent Deacon for service in the Archdiocese of Ottawa.

This afternoon, I will drive to Montreal for a couple of days of visiting with family and fellow Jesuits.

CRÉER DES FAMILLES HEUREUSES ET SAINTES

Une étude étatsunienne démontre le rôle crucial des parents pour aider leurs enfants à échapper aux expériences dommageables, même destructives pendant leur croissance.

Les enfants seraient moins exposés à faire l’expérience de l’alcool, des drogues, de l’activité sexuelle pré maritale si leurs parents étaient avec eux aux moments clé de la journée : au réveil, au retour de l’école, aux repas et au coucher.

Dans son dernier livre, le sociologue canadien Reginald Bibby mentionne une recherche affirmant qu’environ 70 % des jeunes canadiens (dont 77 % de jeunes québécois) veulent un foyer « comme celui où j’ai grandi » (The Emerging Millennials, Lethbridge, AB : Project Books, 2009, 141-161).

Nous y découvrons que la plupart des adolescents canadiens rêvent encore de l’amour, du mariage et de la famille traditionnels. « À la fin, ils veulent le vieux rêve : un mariage, un engagement à long terme, la fidélité, les enfants, la famille, même si ce n’est pas ce que la plupart vivent » (p. 161).

Ainsi, le rôle des parents pour aider leurs enfants à faire des choix sains et une sainte transition, ajoutent les chrétiens, de l’enfance à l’âge adulte ne peut pas être sous-estimé.

Le stress additionnel imposé aux familles où les deux parents travaillent de longues heures, ou dans les foyers où un parent seul porte le soutien financier et émotionnel d’un ou plusieurs enfants illustre l’importance de la fête de la Sainte Famille au temps de Noël.

Il y a plusieurs années, j’ai reçu la reproduction d’une icône de la Sainte Famille. Elle dépeint une scène de l’évangile lu cette année au dimanche de la Sainte Famille : Marie, Joseph et de leur enfant-adolescent Jésus, revenant de Jérusalem après que ses parents l’ont retrouvé au Temple.

L’image sacrée représente Joseph portant le saint enfant de 12 ans sur ses épaules. Que l’adolescent Jésus soit porté sur les épaules de Joseph indique le rôle de son père adoptif, faire entrer Jésus dans l’âge adulte. Elle souligne le rôle irremplaçable du père de famille pour aider ses enfants à devenir adultes.

Dans cette représentation iconographique, Jésus regarde vers Marie, qui lui tend un rouleau sur lequel sont écrits les premiers mots d’Isaïe 61,1, « l’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a consacré par l’onction ». Ceci indique le rôle maternel de Marie, soit de partager avec Jésus la volonté de Dieu sur lui.

La réponse de Marie à l’Annonciation – « Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole » – a fait de son obéissance à Dieu la priorité de sa vie. Malgré tout, elle ne pourra pas échapper aux luttes pour mettre de l’ordre dans les événements apportés par la providence de Dieu dans sa vie et celle de son fils remarquable.

Saint Luc nous dit que Marie « conservait toutes ces choses en son cœur » – c'est-à-dire l’anxiété partagée par Joseph et elle pendant les jours où ils cherchaient leur fils perdu, les paroles énigmatiques que Jésus leur a dites, « Ne le saviez-vous pas? C’est chez mon Père que je dois être ». Et surtout, ce qui s’est passé après : Jésus « est descendu avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis ».

Rare est la famille, même aujourd’hui, qui ne s’identifie pas à la confusion et au choc éprouvés par les parents de Jésus en entendant ses paroles qui creusent une profonde brèche entre la piété filiale qu’il leur doit et l’attrait puissant qu’il ressent pour une vocation plus élevée.

Dans cette histoire, nous découvrons aussi la piété de la famille de Jésus qui, à chaque année pour la Pâque, accomplissait le pèlerinage long et ardu vers Jérusalem.

Les dispositions religieuses des enfants, nous disent les catéchistes, sont profondément influencées par le niveau de dévotion de leurs parents. Malheureusement, le bon travail accompli par les catéchistes pour ouvrir les jeunes à la foi s’effondre lorsque les parents sont incapables, ou refusent de partager avec leurs enfants l’eucharistie dominicale.

Nous devons réaliser que, comme pour Jésus, Marie et Joseph, notre tâche est de grandir « en sagesse et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes » au long de notre cheminement de foi, à la fois en guidant et en étant guidés par nos enfants.

--Nouvelle Informateur Catholique, 27 décembre 2009

CREATING HAPPY AND HOLY FAMILIES

An American study showed the crucial role parents have in helping their children escape harmful, even destructive, experiences as they grow up.

Children were found to be less likely to experiment with alcohol, drugs, or premarital sexual activity if their parents were with them at key points in the day: when they awoke, on their return from school, at meal and bed times.

In his latest book, the Canadian sociologist Reginald Bibby points to research showing that some 70% of Canada’s youth (including 77% of Quebec youth) want “a home like the one I grew up in” (The Emerging Millennials, Lethbridge, AB: Project Books, 2009, 141-161).

Most Canadian adolescents, we learn still dream traditionally about love, marriage and family. “In the end, they want the old dream: a wedding, life-long commitment, fidelity, kids, a family, even though that is not what they are mostly experiencing in their lives” (p. 161).

Thus, the role of parents in assisting their children in making a healthy and, Christians maintain, a holy, transition from childhood to adulthood cannot be underestimated.

The added stress placed on families in which both parents work long hours or in households where a single parent has to shoulder alone the financial and emotional support of one or more children shows the importance of the feast of the Holy Family during the Christmas season.

Some years ago, I received a copy of an icon of the Holy Family (cf. above). It depicts a scene from the gospel reading for this year’s Holy Family Sunday, the return of Mary, Joseph and the adolescent child Jesus from Jerusalem after His parents had found Him in the Temple.

The sacred painting represents Joseph as carrying the 12-year old Holy Child on his shoulders. That the adolescent Jesus is carried on Joseph's shoulder indicates that it was the task of His foster-father to introduce Jesus to adulthood. It points to the irreplaceable role played by the father of a family in helping his children become adults.

In this iconic representation, Jesus looks to Mary, who is handing Him a scroll on which are written the opening words of Isaiah 61:1, “the Spirit of the Lord is upon me because He has anointed me”. This indicates Mary's maternal function of sharing with Jesus God's will in His regard.

Mary's reply at the Annunciation—“Here am I the servant of the Lord; let it be with me according to your word”—had made obedience to God's will her priority in life. Even so, she would not escape having to struggle to sort out the events God's providence would bring into her life and that of her remarkable Son.

Saint Luke tells us that Mary “treasured all these things in her heart”—what had happened to Jesus: the anxiety she and Joseph had shared as for days they sought their lost boy; the puzzling words He had said to them, “Did you not know that I must be in My Father's house”. And most of all that afterwards Jesus “went down with them and came to Nazareth, and was obedient to them”.

It is a rare family even today that cannot identify with the confusion and shock of Jesus' parents at His words which placed a deep gap between the devotion He owed them in filial piety and the powerful attraction He felt towards a higher vocation.

From the story, we learn also of the piety that drew Jesus' family to make the long and arduous pilgrimage every year to Jerusalem for the Passover.

Children's religious dispositions, we know from catechists, are profoundly shaped by the level of devotion shown by their parents. Regrettably the good work done by catechists in opening youngsters to the faith often founders when parents are unable or unwilling to go with their children to share in the Sunday Eucharist.

We must realize that, like Jesus, Mary and Joseph our task is to increase “in wisdom and in years and in divine and human favour” during our journey in faith, both guiding, and being guided by, our children.

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